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Racisme au Québec. Un cours de profilage racial dans les universités comme solution

today08/10/2022

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Donné pour la première fois à l’été 2021 à l’Université d’Ottawa, plusieurs universités québécoises et structures de formation des juges se sont approprié le concept.

Mieux comprendre l’enjeu du profilage racial, qui se définit comme étant un comportement discriminatoire d’une autorité et en particulier celle de la police, à l’égard d’un individu ou d’un groupe d’individus en fonction de son origine ethnique, nationale ou religieux. C’est l’objectif principal d’apprendre aux étudiants la jurisprudence, le droit constitutionnel, le droit administratif, le droit pénal, le droit de la responsabilité civile, la Commission des droits de la personne, et la déontologie policière.

Un cours qui va permettre aux futurs juristes de présenter devant les tribunaux, la preuve du profilage racial. D’où l’introduction de cet enseignement qui offre une formation particulière sur le droit, avec un enjeu social. Dans le cas d’espèce, le profilage racial dispensé à Ottawa, dans les universités québécoises et au-delà renvoi, au traitement discriminatoire, méprisant et inhumaine réservé aux populations à la peau noire.

Dispensé pour la première fois à l’université d’Ottawa aux nouveaux bacheliers, le cours sur le profilage racial a connu un succès retentissant. D’après Me Fernando Belton, président-fondateur de la Clinique juridique St-Michel, en charge de dispenser ledit cours, les soixante places prévues pour ce premier pas dans la marre ont été toutes occupées.

En-dehors de l’université d’Ottawa, Fernando Belton a également dispensé ce cours à l’UQAM toujours dans la ville d’Ottawa, où pas moins de 55 étudiants ont pris part. Ce dernier dit se préparer à offrir le cours dans deux universités à Montréal. Soumis aux responsables des différentes universités, la décision d’intégrer ce cours dans les programmes à toute suite reçu un accord favorable comme le témoigne Me : « Nous avons contacté les directeurs de programme, et cela s’est décidé très rapidement ». Les universités ne sont pas les seules à être intéressées par ce nouveau programme d’enseignement. Des discussions sont en cours pour aborder le profilage racial dans la formation continue des juges, confie Fernando Belton.

Monté avec la collaboration de Rhita Harim, ce cours de droit, est destiné aux juristes. « Ce n’est pas un cours militant. Ce n’est pas un cours où les gens sont appelés à descendre dans la rue le poing en l’air. Il s’agit plutôt d’apprendre à naviguer dans le droit criminel, pénal ou administratif ». À tenu à rappeler Belton.


Me Fernando Belton

Au Canada, le profilage racial est en passe de devenir un objet de contestation majeur pour la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse. Pas moins de 86 dossiers d’enquête ont été ouverts pour ce motif l’an dernier, une augmentation de 87 % depuis 2018.

L’appareil judiciaire peine à saisir les nuances de ces contestations, et dans la grande majorité des cas, le dossier est fermé pour insuffisance de preuves. Et même si le verdict est finalement rendu en faveur du plaignant, on ne se prononce pas sur le fond du dossier.

Au regard de ce qui précède, il y a besoin de former les juges et les avocats sur le profilage racial. Les centaines d’étudiants qui suivront ce cours risquent de changer la face du droit dans les prochaines années au Canada, espère Me Fernando Belton. « Il y a du travail pour au moins les dix prochaines années avant d’avoir un ordre de juristes qui comprend ces questions-là », conclut-il.

Raphael Mforlem

Written by: C2D


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