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TROC RADIO L’accent afro-canadien
La capitale ténoise a vibré cette semaine au rythme de l’intégration culturelle. La Fédération franco-ténoise et l’initiative Communauté francophone accueillante (CFA) ont tenu la cinquième édition de leur Journée d’accueil des nouveaux arrivants, un événement qui témoigne d’une volonté croissante de bâtir une communauté inclusive dans le Nord.
À l’école Allain St-Cyr, où l’on compte désormais des élèves et employés originaires de 67 nationalités différentes, une quarantaine de membres du personnel ont suivi une formation pour mieux accompagner leurs collègues venus de l’étranger.
Animée par Hemedzo Mensah, lui-même ancien immigrant togolais, la rencontre a abordé les défis liés au choc culturel, aux codes sociaux et au déclassement professionnel. « Mon expérience m’a appris ce qui aide vraiment à s’intégrer », explique-t-il.
Pour François Rouleau, directeur général de la Commission scolaire francophone des T.N.-O., l’objectif est clair : « Comment être mieux outillé pour accueillir des personnes issues de différents horizons ? »
Dans l’assistance, enseignants et éducateurs reconnaissent l’importance d’un tel travail collectif. « Il faut poser des questions et se mettre à la place des nouveaux arrivants », note Karine Pelletier, enseignante en 2ᵉ et 3ᵉ année.
« Personne ici n’est né dans les Territoires du Nord-Ouest, chacun peut s’identifier », souligne de son côté le professeur d’éducation physique Simon Markowski-Bourque.
Plus tard, au parc Somba K’e, le marché fermier hebdomadaire s’est transformé en espace d’intégration. La CFA y a organisé sa Journée d’accueil, marquée par des rencontres, des activités familiales et des témoignages.
« On observe un vrai changement : de plus en plus de familles immigrantes arrivent, notamment d’Afrique et du Maroc », décrit Lisa Boisneault, coordonnatrice de la CFA. Marion Perrin, du Réseau en immigration francophone, confirme : « Les profils sont variés et nos services doivent évoluer avec ces dynamiques. »
Pour Basma El-Bousstani, 13 ans, arrivée du Maroc il y a huit mois, l’adaptation s’est faite naturellement : « Dans ma classe, j’ai rencontré des élèves des Philippines, du Pakistan, de l’Inde. »
De leur côté, Divine Lombe Manga, 16 ans, et ses amies camerounaises soulignent la croissance de leur communauté. « Aujourd’hui, nous sommes nombreux, ça change tout », dit-elle avec enthousiasme.

Les organisateurs souhaitent également tisser des ponts avec les 27 communautés autochtones des T.N.-O. Pour la première fois, Ernest Betsina, chef de la Première Nation des Dénés Yellowknives, a participé à l’événement. « Yellowknife devient multiculturelle, et il est important d’y prendre part », a-t-il affirmé.
Écrit par: Danielle Adjagboni
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