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TROC RADIO L’accent afro-canadien
today08/01/2026
Les propriétaires d’un restaurant à Calgary ont été condamnés pour avoir commis une fraude envers trois employés détentrices de permis de travail temporaires, dans un cas qui met en lumière les risques de malversations dans l’exploitation de la main-d’œuvre étrangère.

Jeudi dernier, le tribunal a reconnu les copropriétaires coupables d’avoir soutiré 44 000 dollars aux victimes, payées par ces dernier(e)s dans le but de financer une prétendue « étude d’impact sur le marché du travail » liée à leur processus d’immigration. En réalité, ces frais, dont ils devaient s’acquitter pour le programme des travailleurs étrangers temporaires, ne devaient pas dépasser 1 000 dollars, comme le précise le jugement.
La peine retenue comprend 90 jours de prison à purger lors des fins de semaine, une probation de 18 mois et l’obligation de rembourser l’intégralité des montants soutirés. Les victimes, arrivées entre 2017 et 2020, travaillaient comme cuisinières et habitaient dans des conditions qualifiées d’insalubres. Leurs conditions de vie, notamment le partage de chambres avec plusieurs autres personnes, ont été décrites comme dégradantes par le juge.
Les abus allaient plus loin : violences verbales et physiques, ainsi que des menaces de renvoi dans leur pays d’origine si elles refusaient de payer. Un des témoins a déclaré se sentir comme un « esclave » dans ces conditions, une situation qui a profondément marqué la cour.
Les avocats des propriétaires ont tenté de plaider que l’argent versé n’était que le remboursement de dépenses liées au voyage, à la nourriture ou au loyer, et non un paiement pour une étude d’impact. Mais, la justice a tranché en condamnant fermement ces actes de fraude, qui portent atteinte à la crédibilité des systèmes de régulation des permis de travail au Canada.
Écrit par: Danielle Adjagboni
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