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Tournée de prise de contact : Claude Joseph, l’ex-premier ministre haïtien à Montréal

today20/12/2022

Background
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Nonobstant, les allégations voulant qu’il soit lié à l’assassinat du président Jovenel Moïse, survenu en juillet 2021, le politicien était de passage à Montréal pour rencontrer des membres de la diaspora. Il dit combattre le système qui gangrène la Perle des Antilles et se prépare à de nouvelles élections avec son propre parti.

C’est à l’extérieur d’un hôtel de la métropole, que Claude Joseph a rencontré une équipe de Radio-Canada pour une courte entrevue. Au cours de l’échange Joseph a laissé entendre « Nous voulons présenter une nouvelle offre politique, avec des jeunes capables et sensibles au développement du peuple ».

Claude Joseph

Claude Joseph s’illustre aujourd’hui comme un politicien antisystème qui combat les oligarques corrompus, mais aussi les représentants du Parti haïtien Tèt Kale, le PHTK. C’est pourtant de ce même PHTK qu’est issu Jovenel Moïse, sous qui Claude Joseph a été ministre des Affaires étrangères. C’est même M. Joseph qui a annoncé, le 7 juillet 2021, que M. Moïse avait été assassiné pendant la nuit. Il laissera sa place à la tête du gouvernement à Ariel Henry, 12 jours plus tard, et quittera son poste de ministre des Affaires étrangères en novembre de la même année.

Depuis la création de sa plateforme politique les Engagés pour le développement (EDE) en septembre dernier, il souhaite se positionner comme une alternative aux partis politiques traditionnels qui, dit-il, effectuent des kidnappings et s’adonnent au chantage politique.

À en croire Claude Joseph, ce système contrôle différents secteurs de l’économie nationale, ce qui empêche la diaspora d’investir, de mettre à profit leurs idées pour le pays. Voilà pourquoi M. Joseph dit voyager à l’extérieur du pays. Il était d’ailleurs de passage en France avant de venir au Québec. À chaque occasion, soutient-il, l’accueil de la diaspora a dépassé ses attentes les plus folles.

Claude Joseph, voudrait-il retrouver le poste de Premier ministre en Haïti ? Je ne suis pas intéressé, ce n’est pas important pour moi », répond-il. L’homme politique n’offre toutefois pas de réponse aussi claire lorsqu’on lui demande s’il souhaiterait accéder à la fonction suprême, celle de président.

En Haïti, comme en France, notamment, c’est le président qui désigne le Premier ministre.

Futur candidat politique ou non, Claude Joseph multipliera les charges contre le système tout au long de sa courte entrevue. Et il se soucie peu de ses détracteurs, que l’on retrouve aussi dans divers organismes de la diaspora. « Je ne serai pas intimidé », lance Claude Joseph, accusant à demi-mot ses opposants de faire partie du même « système ».

Bilan peu élogieux

Pourtant, selon un membre de la diaspora provenant d’un organisme basé à Montréal, Claude Joseph est en partie responsable des malheurs qui s’abattent sur Haïti depuis un certain temps.

La communauté [haïtienne] devrait être indignée comme je le suis », affirme Frantz André, porte-parole de l’organisation Solidarité Québec-Haïti.

Il était ministre sous Jovenel Moïse, qui a été assassiné en juillet [2021]. On pense qu’il pourrait être mêlé à cet assassinat. Et qu’il vienne ici, au Canada, nous faire la leçon, à savoir qu’il faut un changement en Haïti… »

On ne devrait pas admettre au Canada Claude Joseph, qui est selon nous un Premier ministre, illégitime et qui n’a toujours pas été blanchi de crimes », poursuit M. André. Il juge son successeur Ariel Henry tout aussi illégitime, puisqu’il a été nommé par un groupe de nations comprenant entre autres le Canada et les États-Unis.

Frantz André estime que la création d’EDE n’est rien de moins qu’une tentative de blanchiment de la réputation » de l’ex-premier ministre en se distanciant du parti de Michel Martelly, dont il faisait partie jusqu’à tout récemment.

De toute façon, mentionne encore M. André, il est impossible de tenir des élections en Haïti présentement », en raison de la situation sécuritaire catastrophique. Des bandes criminelles contrôlent de grandes parties du pays, y compris le port par où transite la majeure partie du carburant.

Selon M. André, la sortie de crise ne passe pas par une nouvelle intervention militaire, mais plutôt par la Cour pénale internationale afin de poursuivre les individus, les partis, les groupes qui ont mené le pays là où il est ».

Raphael MFORLEM

Written by: Raphael Nforlem


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