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TROC RADIO L’accent afro-canadien
today17/07/2025
Dans une déclaration retentissante lors d’une conférence de presse à Ottawa, le chef du Parti conservateur, Pierre Poilievre, a appelé à l’instauration de « plafonds très stricts » concernant l’immigration au Canada. Selon lui, l’objectif devrait être d’établir une « migration nette négative », incitant à un quota de départs supérieur à celui des arrivées, une position repensée face à ce qu’il perçoit comme des défis croissants d’intégration des nouveaux arrivants.

« Il faut que davantage de personnes partent que de personnes arrivent au cours des deux prochaines années », a affirmé Poilievre, face à une presse attentive. Son analyse évoque le fait que des millions de permis de séjour expireront prochainement, une situation qu’il considère comme une opportunité pour réduire la population immigrante actuelle, jugée difficile à intégrer.
Critiquant ouvertement la gestion de l’immigration par le gouvernement libéral précédant son parti, Poilievre a déclaré que l’approche du précédent gouvernement était « une expérience ratée avec des frontières ouvertes ». Les chiffres parlent d’eux-mêmes : après une période de croissance démographique record — notamment une augmentation de 2,5 % en 2022 et de 3,1 % en 2023, des taux jamais atteints depuis des décennies — le Canada connaît des signes de tension dans plusieurs domaines, tels que le marché immobilier, l’emploi des jeunes immigrants, et l’accès aux soins de santé.
Face à ces préoccupations, le gouvernement libéral a récemment réduit le nombre d’étudiants et de travailleurs étrangers temporaires. Ces mesures semblent porter leurs fruits, puisque Statistique Canada a rapporté une stagnation du taux de croissance démographique, atteignant 0,0 % au premier trimestre de cette année.
Le Premier ministre Mark Carney, successeur de Poilievre sur certaines lignes politiques, a également pris l’engagement de maintenir des limites strictes sur l’immigration. Selon ses prévisions, le pourcentage de résidents non permanents dans le pays sera plafonné à 5 % de la population totale d’ici 2027, un chiffre en baisse significative par rapport à l’estimation actuelle de 7,5 %.
Prônant une politique d’immigration orientée vers un avenir durable et équilibré, Poilievre a rappelé l’importance d’inviter « les bonnes personnes, en nombre suffisant, de manière à donner la priorité au Canada et aux Canadiens ». Son discours institutionnel, mêlant préoccupations économiques et sociales, semble marquer un tournant dans la manière dont l’immigration sera abordée dans le débat politique canadien à l’approche des prochaines élections.
Écrit par: Danielle Adjagboni
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