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TROC RADIO L’accent afro-canadien
today10/06/2025
Dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre persistante, les cinq Chambres de commerce de l’Abitibi-Témiscamingue expriment leur vive opposition à la récente annonce du ministre de l’Immigration, Jean-François Roberge, visant à réduire les seuils d’immigration permanente et temporaire. Cette décision, projetée pour 2026, pourrait avoir des conséquences désastreuses sur la dynamique économique de la région.
Actuellement, le gouvernement envisage de diminuer le nombre d’immigrants permanents accueillis, avec des seuils possibles de 45 000, 35 000 ou même 25 000 nouveaux arrivants par an, bien en dessous de l’objectif de 66 000 pour 2025. De plus, les immigrants temporaires, dont beaucoup sont essentiels pour le bon fonctionnement des entreprises locales, pourraient également voir leurs chances d’intégration amoindries, notamment à Montréal et à Laval, mais les répercussions s’étendraient également à l’Abitibi-Témiscamingue.
Sébastien Richard, 2ᵉ vice-président de la chambre de commerce de Val-d’Or, souligne l’importance cruciale des travailleurs étrangers pour le tissu économique local. « Il existe déjà une forte dépendance à l’égard de ces travailleurs pour remplir des postes vacants. En réduisant les seuils, nous risquons de freiner non seulement la croissance des entreprises, mais également de déraciner des communautés de nouveaux Témiscabitibiens qui ont choisi de faire de cette région leur foyer », déclare-t-il.
Les chambres de commerce mettent en avant que ces mesures freineraient non seulement la consolidation des ressources humaines présentes sur le territoire, mais également la rétention de travailleurs étrangers qui contribuent déjà aux systèmes de santé et d’éducation. « Les personnes immigrantes ne sont pas un fardeau pour nos services publics, mais au contraire, elles en sont les piliers », insiste M. Richard.
Appelant le gouvernement à adopter une approche plus sensible aux réalités régionales, les représentants des Chambres de commerce prônent un dialogue direct avec les acteurs locaux pour ajuster les politiques d’immigration aux besoins spécifiques de l’Abitibi-Témiscamingue. Un ajustement nécessaire pour maintenir la compétitivité de la province, en misant sur les atouts que cette région peut offrir au développement économique du Québec.
En somme, face à une économie déjà fragile due à une insuffisance de main-d’œuvre, les chambres de commerce en appellent à la réflexion et à l’action, afin de sécuriser un avenir florissant non seulement pour les entreprises, mais aussi pour les communautés qui les soutiennent.
Écrit par: Danielle Adjagboni
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