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Réduction des Étudiants étrangers : une préoccupation croissante au Bas-Saint-Laurent

today15/10/2024

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Le projet de loi déposé par le ministre de l’Immigration, Jean-François Roberge, soulève des inquiétudes majeures dans les institutions d’enseignement supérieur du Bas-Saint-Laurent. La loi, qui vise à améliorer l’encadrement des étudiants étrangers, pourrait avoir des conséquences significatives sur l’inscription de ces derniers, essentielle pour le bon fonctionnement de nombreux programmes au Cégep de Matane et à l’Université du Québec à Rimouski (UQAR).

En effet, la province du Québec envisage une réduction de la présence d’étudiants internationaux, une décision qui inquiète profondément les acteurs de l’éducation supérieure dans la région. Le recteur de l’UQAR, François Deschênes, a exprimé ses craintes concernant les nouveaux pouvoirs qui seraient conférés au Ministre pour fixer le nombre d’étudiants étrangers admis. On le reçoit de manière un petit peu craintive… On souhaite qu’il y ait une prudence, a-t-il déclaré, soulignant l’importance des étudiants internationaux pour la recherche et la diversité culturelle.

Malgré les inquiétudes, Deschênes a également noté une sensibilisation apparente de la part de Roberge face aux enjeux spécifiques des établissements d’enseignement en région. « Il ne faut pas porter atteinte à la capacité d’attraction des universités », a-t-il ajouté, rappelant que les étudiants étrangers jouent un rôle crucial dans la dynamisation de l’économie régionale et la lutte contre la pénurie de main-d’œuvre.

Ce climat de crainte est exacerbé par une baisse de 20 % des nouvelles inscriptions d’étudiants étrangers cette année par rapport à l’année précédente. Deschênes met en garde contre les répercussions potentielles sur certains programmes et sur la survivance des départements de recherche. « Cela pourrait porter atteinte même à la survie de certains programmes », a-t-il indiqué.

Du côté du Cégep de Matane, les préoccupations sont similaires. Le service des communications de l’établissement souligne que la présence d’étudiants internationaux est essentielle pour maintenir certains programmes d’études. « Nous suivrons attentivement l’évolution de ce projet et nous nous assurerons que cette sensibilité régionale soit prise en compte », a-t-il conclu.

Jean-François Roberge a, pour sa part, reconnu l’importance de ces étudiants pour certaines régions et programmes d’études. Il a insisté sur le fait que les modifications proposées ne seront pas appliquées uniformément à travers le Québec, mais plutôt au cas par cas, tenant compte des spécificités géographiques et sectorielles. En effet, le ministre a mentionné que, lié à la pression sur le logement et les services publics, l’objectif est de rationaliser les admissions basées sur les besoins du marché.

Alors que le projet de loi continue d’évoluer, le Bas-Saint-Laurent se prépare à défendre la vitalité et la diversité que les étudiants internationaux apportent à ses institutions d’enseignement supérieur. La peur d’une analyse négative de la province pourrait devenir un frein indésirable pour l’attraction des talents étrangers.

Écrit par: Danielle Adjagboni

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