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Record d’étudiants non présents : l’Université de Saint-Boniface en tête

today11/08/2025

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Selon des données d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) obtenues par Radio-Canada grâce à une demande d’accès à l’information, l’Université de Saint-Boniface (USB) arrive en tête des établissements postsecondaires du Manitoba accueillant le plus grand nombre d’« étudiants fantômes ».

Le rapport de conformité 2024 révèle que 38 étudiants étrangers de l’USB — environ 10 % de la cohorte internationale de l’automne — ne se sont pas présentés en classe. À titre de comparaison, l’Université du Manitoba et l’Université de Winnipeg affichent chacune un taux inférieur à 2 %, malgré un effectif international beaucoup plus élevé.

Toujours selon IRCC, 50 étudiants étrangers inscrits à l’USB, soit 13,3 % du total, ont été jugés « potentiellement non conformes » aux conditions de leur permis d’études. À l’échelle provinciale, 1354 étudiants — soit 7,4 % des quelque 18 000 titulaires de permis d’études — sont dans cette situation. Depuis 2014, les universités et collèges hors Québec doivent remettre un rapport annuel de conformité à IRCC pour repérer les étudiants qui pourraient utiliser leur permis d’études à d’autres fins, notamment pour travailler plutôt qu’étudier.

Malgré les demandes d’entrevue de Radio-Canada, ni l’USB ni les autres établissements contactés n’ont souhaité s’exprimer. Greg Smith, vice-recteur à l’Université du Manitoba, avance que l’absentéisme peut être lié à des retards dans la délivrance des permis, ou à des changements financiers ou personnels. L’établissement exige désormais un dépôt à l’inscription.

Pour l’avocat en immigration Stephen McIntosh, plusieurs hypothèses sont possibles : nécessité de travailler, difficultés financières soudaines, ou encore demande d’asile en raison de risques dans le pays d’origine. « Tout ce que l’on a, ce sont des soupçons », souligne-t-il.

Le phénomène s’inscrit dans un contexte plus large : entre janvier et septembre 2024, 13 660 demandes d’asile ont été déposées par des étudiants au Canada, contre seulement 1810 en 2018, selon The Globe and Mail. L’avocate québécoise Krishna Gagné y voit un effet des assouplissements liés à la pandémie, qui ont permis aux étudiants étrangers de travailler à temps plein toute l’année.

Écrit par: Danielle Adjagboni

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