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Rafiki : sept ans à tisser des liens pour les familles immigrantes à Hamilton

today05/09/2025

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Le Centre Rafiki a soufflé ses sept bougies le samedi 30 août lors d’un gala communautaire organisé au Centre polonais de la ville. Familles, partenaires, bailleurs de fonds et invités s’y sont réunis pour célébrer les réalisations de cet organisme devenu incontournable pour la communauté noire et immigrante de la région.


Placée sous le thème « Enraciné dans la communauté, en croissance pour l’avenir », la soirée a mis en valeur la mission double du Centre : préserver la richesse de l’histoire et de la culture noire, tout en accompagnant les familles dans leur intégration à la société canadienne.

Sa fondatrice et directrice générale, Liliane Kabamba, a rappelé combien ce projet est né d’une expérience personnelle. Originaire de la République du Congo, diplômée en droit, elle s’est heurtée à la non-reconnaissance de ses études au Canada et à l’isolement d’une mère élevant seule trois enfants. « Ma voie n’était plus de combattre un système, mais de créer un endroit où chaque parent de la communauté noire se sentirait en sécurité, inclus et accepté », a-t-elle confié.

D’un simple cours d’informatique donné un samedi, le Centre Rafiki est devenu, au fil des années, un véritable carrefour communautaire. L’ouverture d’un bureau permanent sur la rue James Sud après la pandémie a marqué un tournant.

Aujourd’hui, Rafiki propose une offre variée : ateliers pour aînés, camps de bien-être pour enfants, cours de français et d’anglais, activités sportives, mentorat, groupes de femmes et d’hommes, aide alimentaire, bibliothèque africaine, cuisine collective et célébrations culturelles.

Au gala, les participants ont aussi découvert la nouvelle initiative de l’organisme : un jardin communautaire. Ce projet entend rapprocher les nouveaux arrivants de leur nouvelle terre en leur permettant de cultiver des légumes familiers, de recréer des saveurs d’origine et de transmettre un savoir agricole intergénérationnel.

Au-delà des programmes, c’est avant tout un esprit de solidarité et de dignité qui anime le Centre Rafiki. Chaque initiative vise à combler le vide ressenti par Mme Kabamba à son arrivée au Canada : l’absence d’une communauté soudée.

Sept ans plus tard, des centaines de familles peuvent en témoigner : à Hamilton, Rafiki est bien plus qu’un centre, c’est une maison où se tissent des ponts entre cultures, générations et histoires.

 

Écrit par: Danielle Adjagboni

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