play_arrow

keyboard_arrow_right

skip_previous play_arrow skip_next
00:00 00:00
chevron_left
volume_up
chevron_left
  • play_arrow

    Troc radio en direct

  • cover play_arrow

    TROC RADIO L’accent afro-canadien

À la Une

Québec limite l’augmentation du nombre de résidents non permanents.

today20/08/2024

Arrière-plan
share close

Le gouvernement du Québec, sous l’égide du Premier ministre François Legault et de la ministre de l’Immigration, Christine Fréchette, a annoncé de nouvelles mesures visant à limiter l’augmentation du nombre de résidents non permanents dans la région de Montréal. À partir du 3 septembre et pour une durée de six mois, le Programme des travailleurs étrangers temporaires sera suspendu pour les emplois proposant un salaire inférieur au seuil médian de 57 000 $ par an. Cette décision s’inscrit dans un contexte où le nombre d’immigrants temporaires a presque doublé, passant de 300 000 à 600 000 entre 2021 et avril 2024.

François Legault a justifié cette mesure en expliquant qu’il était essentiel de protéger la langue française et de réduire la pression sur les services publics, notamment dans les secteurs de la santé, de l’éducation et du logement. Des exemptions seront accordées à certains secteurs stratégiques, tels que la santé, l’éducation, la construction, l’agriculture et la transformation alimentaire, afin de ne pas pénaliser ces domaines clés.

Dans un souci de mieux encadrer l’immigration étudiante, un projet de loi sera également présenté cet automne pour limiter le nombre d’étudiants étrangers en fonction de divers critères, tels que le type d’établissement et la région. Le Premier Ministre a souligné qu’il était crucial de mettre fin à certains abus perçus dans le système actuel, sans toutefois entrer dans les détails.

Les enjeux soulevés par cette politique, notamment la répartition des demandeurs d’asile, restent au cœur des préoccupations gouvernementales. François Legault a rappelé que le Québec, qui ne représente que 22 % de la population canadienne, accueillait un disproportionné 50 % de l’ensemble des demandeurs d’asile. À cet égard, il a réaffirmé sa volonté d’agir avec le soutien d’Ottawa pour instaurer un système de répartition plus équitable.

Dans un contexte où les entreprises montréalaises ont souvent recours à la main-d’œuvre internationale, le gouvernement espère modifier cette dynamique afin de prioriser l’embauche locale, en particulier dans une métropole où le taux de chômage, notamment chez les jeunes, est relativement bas.

Ces décisions s’inscrivent dans une stratégie plus large visant à regagner le contrôle sur l’immigration et à répondre aux craintes de la population quant à l’impact de l’immigration sur les services publics et sur la pérennité de la langue française. En résumé, le gouvernement du Québec se positionne en tant que garant de l’équilibre entre accueil d’immigrants et protection des spécificités francophones de la province, tout en veillant à l’intégrité de ses services publics.

Écrit par: Danielle Adjagboni

Commentaires d’articles (0)

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs marqués d'un * sont obligatoires


0%