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Québec : le rapport sur la laïcité jugé discriminatoire par des dirigeants musulmans

today29/08/2025

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Le comité consultatif mandaté par le ministre québécois de la Laïcité, Jean-François Roberge, recommande d’étendre l’interdiction des symboles religieux aux garderies subventionnées. Cette mesure, parmi 50 propositions déposées cette semaine, provoque une vive réaction des organisations musulmanes qui y voient une atteinte directe aux droits des minorités.


Stephen Brown, président du Conseil national des musulmans canadiens, affirme que les recommandations adressées au gouvernement privent les croyants de leurs droits.

« Nous devons vraiment nous poser de sérieuses questions sur la légitimité de ce rapport », a déclaré Stephen Brown, président du Conseil national des musulmans canadiens. Selon lui, le document ne reflète pas la neutralité attendue d’un comité gouvernemental : « La neutralité, c’est l’absence d’opinion. Ici, il s’agit plutôt de priver les personnes religieuses de leurs droits. »

 

 

La présidente de la section montréalaise du Conseil canadien des femmes musulmanes, Farida Mohamed, insiste pour sa part sur le fait que cette extension vise particulièrement les femmes voilées employées dans les garderies. « Nous avons le sentiment que nos droits et notre liberté économique sont bafoués », dénonce-t-elle.

L’avocate en droits de la personne Pearl Eliadis, de l’université McGill, estime que plusieurs recommandations pourraient être jugées inconstitutionnelles. « Environ 75 % d’entre elles seraient contestées immédiatement », prévient-elle, soulignant que le gouvernement pourrait recourir une nouvelle fois à la clause dérogatoire pour les maintenir.

Outre la question des garderies, le comité propose de supprimer progressivement le financement public des écoles privées religieuses et de permettre aux universités de refuser des salles de prière étudiantes.

Adoptée en 2019, la loi québécoise sur la laïcité (projet de loi 21) fait déjà l’objet d’un recours devant la Cour suprême du Canada. L’ajout de nouvelles restrictions pourrait donc prolonger et intensifier un bras de fer juridique et politique qui divise le Québec depuis plusieurs années.

 

Écrit par: Danielle Adjagboni

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