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Permis d’études : des avancées pour les étudiants, des blocages pour les cégeps

today01/09/2025

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La semaine dernière s’est terminée sur un soupir de soulagement pour de nombreux étudiants étrangers du Québec, notamment dans l’Est de la province : la majorité d’entre eux ont enfin reçu leur permis d’études, après des mois d’attente. Pourtant, derrière cette lueur d’espoir, les cégeps régionaux continuent de dénoncer un climat d’incertitude imposé par Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC), qui freine leur recrutement et met en difficulté leur organisation.

Certains étudiants, à l’image de Sofiane Labidi, fraîchement arrivés de France pour étudier au Cégep de la Gaspésie et des Îles, n’ont pas pu se rendre à temps en raison de délais de traitement qui ont explosé, passant de 3 à 11 semaines cet été. La frustration est partagée par les établissements, qui constatent une baisse sensible du nombre d’inscriptions et d’admissions, nourrie par l’incertitude sur l’octroi des permis.

Face à cette situation, des élus locaux, notamment le député bloquiste Alexis Deschênes, sont intervenus. En collaboration avec les cégeps de la région, il a multiplié les démarches auprès du ministre fédéral, obtenant une accélération du traitement des dossiers. « Nous restons vigilants pour que cette situation ne se reproduise pas chaque année », insiste-t-il.

Les écoles collégiales indiquent également avoir collaboré avec leurs députés fédéraux pour faire avancer leur cause. Malheureusement, les longues attentes ont entraîné des désistements et un recul du recrutement. Le nombre d’étudiants étrangers inscrits au Cégep de la Gaspésie et des Îles a diminué de 25 % par rapport à l’année précédente, une tendance encore plus marquée au Cégep de Matane, qui enregistre une baisse de 36 %.

Les responsables déplorent que les quotas toujours en vigueur et la suspension de programmes facilitant l’installation des étudiants après leurs études freinent l’attractivité des régions. Martin Demers, directeur général du Cégep de Matane, demande expressément à Ottawa et Québec des mesures d’exception et une reconnaissance des particularités régionales pour garantir leur attractivité.

Une chose est claire : les réalités régionales restent souvent ignorées dans le discours fédéral, alors que la volonté de renforcer l’immigration dans ces régions reste cruciale pour leur développement.

Écrit par: Danielle Adjagboni

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