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TROC RADIO L’accent afro-canadien
today08/12/2025
près de 1 900 personnes ont reçu une invitation officielle à devenir résidents permanents du Québec via le Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ). Ce programme, présenté par le gouvernement comme « la nouvelle voie » pour les immigrants après la fin du Programme de l’expérience québécoise (PEQ), divise autant qu’il dresse des espoirs.

Le ministre de l’Immigration, Jean-François Roberge, se montre enthousiaste : « Ça change tout », a-t-il affirmé dans l’hémicycle. La première vague d’invitations cette année avait concerné quelques centaines de candidats, mais une suspension avait été mise en place en attendant la clarification des nouvelles orientations. Ce jeudi marque le début officiel de la nouvelle phase, avec 1 870 invitations envoyées, selon le ministre, qui promet d’en voir d’autres chaque mois. « La machine est lancée, et les chiffres sont très bons », a-t-il précisé.
Cependant, la réalité pour les candidats, notamment ceux qui espèrent un avenir au Québec, reste ambivalente. Yves Martineau, avocat en immigration, souligne : « Rien ne garantit qu’un candidat sera appelé, même avec un score élevé. Le gouvernement fixe ses critères à chaque ronde, sans possibilité d’anticipation. »
Le système repose désormais sur une déclaration d’intérêt dans l’un des quatre volets, avec un barème de points basés sur l’éducation, l’expérience professionnelle, la maîtrise du français, l’âge et la région de résidence. Mais selon l’avocat, même un score élevé n’assure pas une invitation : « Si le gouvernement décide de privilégier certaines régions ou secteurs, un candidat hors cible, même avec 1000 points, pourrait rester sans réponse. »
Plus inquiétant, de nombreux candidats promettant une résidence sous l’ancien système se retrouvent laissés pour compte. La rupture avec l’ancien PEQ, fortement apprécié, alimente une frustration grandiose. La promesse d’un accès facilité à la résidence pour certains ne se réalise pas toujours, relèvent plusieurs observateurs.
Alors que le gouvernement met sur la métaphore de « lancer la machine », la communauté immigrée attend encore des garanties, un mode de sélection transparent et des décisions qui considèrent la réalité sur le terrain. La prochaine étape, c’est l’attente… et la vigilance.
Écrit par: Danielle Adjagboni
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