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TROC RADIO L’accent afro-canadien
today04/09/2025
Les campus du nord-est de l’Ontario connaissent un automne inhabituellement calme. Plusieurs collèges et universités de la région anticipent une diminution d’environ 50 % du nombre d’étudiants étrangers, conséquence directe des récents plafonds d’immigration et des modifications liées aux permis de travail post-universitaires.

Au Sault Collège, la conseillère aux étudiants internationaux Marie-Claire Theriault témoigne d’un changement frappant :
« Ces dernières semaines, on a vraiment dit que c’était comme une ville fantôme. C’est très étrange, c’est très nouveau », confie-t-elle, décrivant son rôle comme celui d’une « maman canadienne » pour ces jeunes venus d’ailleurs.
Pour Oluwafemi Smith Emehinola, étudiant nigérian en cybersécurité et ambassadeur auprès des nouveaux arrivants, l’ambiance n’est plus la même. « L’an dernier, les étudiants arrivaient en groupes. Cette année, ils arrivent un par un », regrette-t-il.
Le jeune homme doit désormais repenser son parcours : le programme qu’il souhaitait poursuivre a été suspendu faute d’inscriptions. « Quitter son pays est déjà un défi, mais devoir changer d’endroit chaque année n’est pas la meilleure solution », ajoute-t-il, inquiet pour la suite de ses études.
Le Sault Collège n’est pas le seul établissement concerné. Partout dans la région, les inscriptions sont en baisse, ce qui influence non seulement la vie étudiante, mais aussi les communautés locales.
Un ancien étudiant devenu entrepreneur rappelle néanmoins que la présence des étudiants internationaux, même en nombre réduit, reste un atout précieux pour la vitalité sociale et économique du nord de l’Ontario.
Écrit par: Danielle Adjagboni
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