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today14/02/2025
Un an après le rapport sur la tragédie de Lionel Desmond, les communautés afro-néo-écossaises continuent de faire face à des lacunes dans l’accès aux soins de santé mentale adaptés.
Depuis la publication du rapport d’enquête sur la tragédie de Lionel Desmond, il y a un an, la Nouvelle-Écosse peine à répondre aux besoins en santé mentale des Afro-Néo-Écossais vivant dans des zones rurales. Ce rapport a mis en lumière des enjeux critiques concernant l’accès à des services de santé mentale adaptés à la culture, particulièrement pour une population déjà marginalisée.
Le suicide tragique de Lionel Desmond, un ancien militaire souffrant de troubles psychologiques sévères après un service en Afghanistan, a révélé l’urgence d’une réforme dans les systèmes de soins. Desmond, qui a également tué sa femme, leur fille et sa mère, était un exemple frappant des défis auxquels de nombreux Afro-Néo-Écossais font face dans l’accès aux soins de santé mentale. Malgré les recommandations de l’enquête, dont la mise en place de soins virtuels adaptés et le recrutement de professionnels de santé mentale noirs, la province a été critiquée pour sa lenteur dans l’exécution.
Selon les rapports, bien que le ministère de la Santé ait annoncé des expansions dans les soins virtuels, des travailleurs sociaux comme Lana MacLean pointent du doigt l’insuffisance de ces services pour répondre aux besoins culturellement spécifiques des membres des communautés noires. Elle a souligné que les services actuels ne répondent pas adéquatement aux défis uniques auxquels ces populations sont confrontées.
Adam Rodgers, avocat représentant la succession et certains membres de la famille de Desmond, a exprimé des préoccupations concernant le manque de transparence dans l’avancement des recommandations. Il a souligné que les attentes des familles restaient incertaines et qu’un comité de suivi, censé superviser la mise en œuvre des recommandations, se réunissait à huis clos, laissant le public dans l’ignorance.
Des recommandations telles que l’élargissement d’un projet pilote pour réduire les délais d’attente pour les soins psychiatriques n’ont pas encore été pleinement mises en œuvre. Brian Comer, ministre de la Santé mentale, a affirmé qu’il y avait un dialogue en cours pour améliorer ces services, mais des experts comme le Dr Vincent Agyapong ont souligné l’efficacité prouvée de ces programmes, affirmant qu’ils pourraient être généralisés avec succès.
Le Dr Vincent Agyapong affirme qu’un projet pilote qui fournit des médicaments, un soutien et un diagnostic à court terme aux patients dans le but de réduire les longs délais d’attente pour les soins psychiatriques fonctionne bien.
Bien que des efforts aient été annoncés pour élargir les services de santé mentale spécifiquement pour les jeunes afro-néo-écossais, ces initiatives ne se traduisent pas encore par des changements significatifs pour les adultes. Les recommandations sur la révision des protocoles pour les hommes à risque de violence domestique ont été mises en œuvre, mais les défis systémiques persistent.
Le ministère de la Justice et d’autres entités gouvernementales ont promis que des informations supplémentaires sur l’avancement des recommandations du rapport seraient communiquées dans les mois à venir. Cependant, le temps passe et les appels à l’action des communautés continuent d’attendre une réponse significative.
Les Afro-Néo-Écossais dans les zones rurales de la Nouvelle-Écosse attendent toujours une réponse adéquate à leurs besoins en matière de soins de santé mentale, un enjeu que les autorités ne peuvent plus ignorer.
Écrit par: Danielle Adjagboni
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