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TROC RADIO L’accent afro-canadien
L’organisme ontarien conclut que les agents ont agi en réponse à une menace, mais la famille du défunt conteste les résultats de l’enquête.

Les deux policiers de Hamilton ayant ouvert le feu sur Erixon Kabera en novembre 2024 ne feront face à aucune accusation criminelle, selon le rapport publié vendredi par l’Unité des enquêtes spéciales (UES). L’organisme indépendant chargé d’enquêter sur les incidents impliquant la police juge que les agents ont réagi de manière justifiée, après que M. Kabera aurait pointé une réplique de pistolet dans leur direction.
L’homme de 43 ans d’origine rwandaise, père de trois enfants, a été abattu dans le corridor de son immeuble à Hamilton, avant de succomber à ses blessures à l’hôpital quelques heures plus tard.
> « Après examen de la preuve, je n’ai aucun motif raisonnable de conclure que l’un ou l’autre des agents impliqués a commis une infraction criminelle en lien avec le décès du plaignant », a déclaré Joseph Martino, directeur de l’UES.
Une famille en deuil, une communauté en attente de réponses. La famille d’Erixon Kabera a exprimé sa déception face aux conclusions du rapport. Dans un communiqué transmis par le cabinet d’avocats Falconers LLP, elle affirme que « Erixon était aimé de nombreuses personnes et sa famille, ses amis et sa communauté au Canada et au Rwanda le regrettent profondément ». Le document précise également que la famille envisage des recours juridiques.

Depuis la mort de M. Kabera le 10 novembre, ses proches, dont son frère Parfait Karekezi, ont réclamé plus de transparence et des réponses claires. Ils dénoncent également les délais dans la publication du rapport de l’UES, qui a pris plus de 200 jours, alors que l’organisme indique viser un délai de 120 jours.
Interrogée sur ces délais, l’UES affirme que certains cas, notamment les décès, nécessitent l’attente de rapports spécialisés externes, comme ceux en toxicologie ou en pathologie. L’examen post-mortem d’Erixon Kabera n’a été transmis que le 12 mai par le Bureau du coroner.
Appels au dialogue communautaire
Le service de police de Hamilton a réagi vendredi matin en reconnaissant « l’impact profond » de l’incident. Dans un communiqué, le corps policier affirme vouloir rencontrer la famille et les leaders de la communauté rwandaise « pour trouver une voie à suivre lorsque la communauté sera prête ».
Pour l’heure, la douleur est encore vive dans les rangs de la famille Kabera, qui continue de réclamer justice et vérité.
Écrit par: Danielle Adjagboni
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