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Moins d’étudiants étrangers, moins de talents : les universités tirent la sonnette d’alarme

today26/08/2025

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Le plafonnement imposé par Ottawa sur le nombre d’étudiants étrangers pourrait coûter cher au pays en matière d’innovation et de main-d’œuvre qualifiée. C’est le constat dressé par Gabriel Miller, président-directeur général d’Universités Canada, qui estime que la politique actuelle fait déjà fuir des talents dont le Canada a cruellement besoin.

« À l’heure actuelle, trop de ces talents quittent le Canada, alors que nous en avons le plus besoin », a déclaré M. Miller lors d’une entrevue accordée à CTV News Channel lundi.

Depuis l’annonce d’un plafonnement temporaire de deux ans, visant une réduction de 35 % des permis d’études en 2024 et de 10 % supplémentaires en 2025, les inscriptions ont chuté bien au-delà des objectifs fixés. Selon Universités Canada, les refus se multiplient à un rythme inédit, conséquence de critères d’admissibilité resserrés et de procédures alourdies.

En 2024, Ottawa prévoit de délivrer 437 000 permis d’études, une limite qui sera maintenue jusqu’en 2026. Chaque province reçoit un quota en fonction de sa population, accentuant la compétition entre établissements postsecondaires pour attirer des étudiants.

Le gouvernement justifie sa décision par les pressions croissantes sur le logement, l’augmentation des demandes d’asile et la nécessité de mieux encadrer le programme. Le vérificateur général du Canada mène d’ailleurs une enquête dont les conclusions sont attendues en 2026.

Mais Universités Canada prévient que ces restrictions affectent directement l’image du pays. « Les délais d’attente sont si longs dans notre système de traitement des visas, et la réputation du Canada a tellement souffert que bon nombre des meilleurs et des plus brillants se tournent vers d’autres options », a déploré Gabriel Miller.

Si l’organisme reconnaît la nécessité de réduire le nombre de nouveaux arrivants, il insiste sur l’importance de préserver l’attractivité du Canada auprès des étudiants de haut niveau. « La vraie question est de savoir si nous pouvons garder les personnes que nous voulons », a résumé M. Miller.

 

Écrit par: Danielle Adjagboni

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