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L’Université de Winnipeg supprime son programme de langue anglaise face au plafonnement des étudiants étrangers

today16/01/2025

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L’Université de Winnipeg, au cœur d’une tourmente économique, a annoncé mardi la fermeture de son English Language Program, un programme d’études en langue anglaise jugé désormais « financièrement non viable ». Cette décision, qui coïncide avec la suspension du programme de soccer féminin, découle des répercussions d’une nouvelle politique d’Ottawa limitant le nombre de permis d’études délivrés aux étudiants étrangers.

Le vice-président et vice-chancelier de l’établissement, Todd Mondor, a souligné que la chute des inscriptions est alarmante, avec une diminution de 34 % des admissions d’étudiants étrangers en première année comparé à l’année précédente. Alors que l’université comptait plus de 1 500 étudiants internationaux en 2022, la réalité actuelle remet en question la pérennité de son English Language Program.

Cette situation est le résultat direct de la décision du ministre fédéral de l’Immigration, Marc Miller, qui a imposé en janvier 2024 un plafond de deux ans sur le nombre d’étudiants étrangers accueillis au Canada. L’objectif des permis d’études, qui s’élevait à 485 000 l’année dernière, est désormais diminué à 437 000 pour 2025 et 2026. Les défis économiques, conjugués aux nouvelles restrictions gouvernementales, placent l’Université de Winnipeg dans une position délicate.

La suppression de ce programme, pourtant essentiel pour l’intégration des étudiants internationaux, soulève de vives inquiétudes. Nombre d’étudiants étrangers expriment leur déception face à cette nouvelle, qui compromet leur accès à un enseignement linguistique crucial dans un pays anglophone.

Alors que l’Université de Winnipeg s’engage à poursuivre les programmes en cours jusqu’à leur terme, les perspectives d’avenir sont incertaines pour les futurs étudiants souhaitant améliorer leurs compétences en anglais. Cette décision souligne une tension croissante entre les politiques gouvernementales et le secteur de l’éducation, laissant présager un impact durable sur la diversité académique au Canada.

Écrit par: Danielle Adjagboni

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