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L’opposition et les étudiants dénoncent l’abolition du PEQ et le resserrement des règles d’immigration au Québec

today04/12/2025

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Le gouvernement Legault a récemment décidé d’abolir le Programme de l’expérience québécoise (PEQ), provoquant une levée de boucliers de la part de l’opposition et des fédérations étudiantes. Ces acteurs unanimes craignent que cette décision ne compromette l’avenir de milliers d’étudiants étrangers, déjà fortement affectés par la réduction des possibilités d’intégration sur le marché du travail.


Lors d’un point de presse à l’Assemblée nationale, jeudi matin, André A. Morin, député libéral en matière d’immigration, a dénoncé ce changement abrupt, parlant d’une « injustice » et d’un « changement de règles avant la fin du match ». Il a critiqué la politique actuelle qui, selon lui, réduit à la fois l’attractivité du Québec tout en limitant l’accueil des talents étrangers, tout en altérant la réputation de la province à l’international.

De leur côté, les représentants des fédérations étudiantes, en particulier Christopher Zéphyr de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), parlent d’un coup dur pour leur jeunesse : « L’abolition du PEQ, ce n’est pas seulement une décision administrative, c’est une fermeture de porte pour des milliers de jeunes qui avaient choisi le Québec comme tremplin. » La mesure nuit à la fois à leur avenir académique et professionnel et envoie un message inquiétant à l’étranger.

Les universités, comme l’UQAR, rapportent déjà des effets concrets : la fin du PEQ freine leur recrutement international. La doyenne des études, Karine Lemarchand, témoigne : « Ces jeunes se demandent maintenant pourquoi venir ici si, après leurs études, on leur demande de repartir dans leur pays. » La région de l’Est du Québec, peu impactée par l’immigration étrangère, ressent néanmoins la pression de ces nouvelles règles.

Par ailleurs, le vérificateur général par intérim, Alain Fortin, a épinglé la rapidité excessive d’implantation des nouvelles mesures par le gouvernement caquiste. Selon lui, le suivi du parcours des étudiants étrangers reste insuffisant, notamment en raison de quotas imposés sur la base de données incomplètes. « La différence entre les certificats délivrés et les étudiants réellement inscrits est flagrante », a-t-il analysé, soulignant ainsi le décalage entre la théorie et la pratique.

Ce constat a été partagé par plusieurs établissements, comme l’UQAR, où la mise en place des nouvelles règles a révélé leurs limites concrètes. La crainte demeure : la réduction des quotas pourrait provoquer une crise de crédibilité du système d’immigration étudiante au Québec, dans un contexte où la compétition pour attirer les talents est plus féroce que jamais.

Écrit par: Danielle Adjagboni

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