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Longues attentes et séparations : la détresse des demandeurs d’asile face aux délais du processus d’immigration

today08/12/2025

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Les délais interminables et les obstacles bureaucratiques des procédures d’immigration canadienne provoquent une crise humaine majeure pour de nombreux réfugiés. Parmi eux, Ayélé Moussa, une mère camerounaise, a attendu plus de huit ans avant d’obtenir la résidence permanente, laissant ses enfants au pays et développant une grave dépression.

Arrivée au Canada en 2017, Ayélé a dû faire face à des délais dépassant largement ceux annoncés initialement, renforçant un sentiment d’abandon et de détresse psychologique. Pendant toutes ces années, elle a tenté en vain de faire accélérer son dossier, multipliant les contacts avec IRCC, avec son député, et en engageant des avocats. En juillet 2025, elle a enfin obtenu la résidence, mais le coût humain de cette attente reste coûteux : peur, mal-être, rupture du lien avec ses enfants, voire rupture totale de la relation. « Quand mon fils ne veut plus me parler, ça me tue », confie-t-elle, brisée par les années de séparation.

Coline Bellefleur, avocate en droit de l’immigration, témoigne de situations similaires : une mère dont le bébé de 18 mois a été séparé de ses parents pendant près d’une année, jusqu’à ce que la situation devienne insupportable. « Les enfants ne comprennent pas pourquoi leurs parents ont disparu, et la douleur est irréparable », explique-t-elle.

Les statistiques alarmantes montrent que des centaines de demandeurs attendent jusqu’à 8 ou 10 ans avant d’obtenir leur statut, créant une génération de familles déchirées. La situation s’est empirée ces dernières années, passant d’un traitement plus rapide à une procédure à rallonge, laissant des centaines de parents dans la souffrance, sans voir un jour leur famille réunie.

Les experts estiment que la lenteur de ces délais, combinée à une gestion inefficace et à la réduction des quotas, bafoue les droits fondamentaux et s’oppose à la nécessité de protéger la société à celle de respecter la dignité humaine. La question demeure : jusqu’à quand ces familles devront continuer d’attendre dans l’incertitude et la douleur ?

 

Écrit par: Danielle Adjagboni

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