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Les universités et cégeps du Québec font front commun contre la Loi 74 sur les étudiants étrangers.

today15/11/2024

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Dans un contexte de tensions croissantes autour de la gestion des étudiants étrangers, plusieurs universités québécoises et la Fédération des cégeps ont exprimé leur opposition au projet de loi 74, proposé par le ministre de l’Immigration, Jean-François Roberge. Ce projet vise à limiter le nombre d’étudiants internationaux admis dans les établissements d’enseignement supérieur, une décision que les institutions jugent préjudiciable à l’écosystème éducatif et économique du Québec.

Ce mardi, lors des consultations particulières à l’Assemblée nationale, des représentants de l’Université Laval, de l’Université de Montréal, de l’Université McGill et de l’Université de Sherbrooke s’opposeront ouvertement aux dispositions de cette loi. Selon un mémoire commun révélé par Radio-Canada, ces établissements jugent que l’apport des étudiants internationaux est essentiel pour faire face aux besoins en main-d’œuvre qualifiée et renforcer la capacité d’innovation de la province.

« Le projet de loi 74 menace d’effacer des décennies d’efforts pour attirer des étudiants internationaux dans notre province », déplorent-ils. En effet, ces Établissements avancent que la réduction envisagée du nombre d’étudiants étrangers pourrait avoir des conséquences désastreuses sur le développement des régions, notamment en matière de diversité académique et d’innovation. Au total, l’Université du Québec (UQ) a également exprimé le souhait d’être exemptée de ces restrictions, craignant un impact négatif sur la formation et l’attractivité des régions.

Le gouvernement, pour sa part, justifie cette initiative par un souci de réduire le nombre de résidents temporaires au Québec, une préoccupation qui s’inscrit dans un contexte où le nombre d’étudiants étrangers a augmenté de 140 % depuis 2014. Jean-François Roberge insiste sur la nécessité d’un équilibre afin que les services publics, tels que ceux de la santé et de l’éducation, puissent faire face à la croissance démographique.

Cependant, les institutions éducatives soulignent que ces étudiants, souvent à l’âge de travailler et en bonne santé, n’engendrent pas un fardeau significatif pour les services publics. « Nous avons besoin de ces étudiants internationaux pour répondre à des besoins de main-d’œuvre dans des secteurs clés, alors que le gouvernement accumule des contraintes qui risquent d’entamer notre capacité à attirer les talents d’ailleurs », déclare Marie Montpetit, présidente-directrice générale de la Fédération des cégeps.

Face à ce débat houleux, les Établissements réclament une concertation accrue avec le gouvernement, craignant que ces nouvelles mesures enveniment une situation déjà complexe. Selon Montpetit, cette situation « envoie un message contradictoire et crée une grande confusion » et souligne un besoin urgent d’un cadre propice à l’épanouissement du réseau éducatif québécois.

Les consultations se poursuivront dans les jours à venir, offrant aux différents acteurs concernés l’opportunité de faire entendre leur voix face aux répercussions potentielles de ce projet de loi. Le ministre Roberge espère une adoption rapide de la loi 74, qui pourrait entrer en vigueur dès la rentrée de septembre 2025, laissant les établissements d’enseignement dans l’incertitude quant à l’avenir des étudiants étrangers dans la province.

 

Écrit par: Danielle Adjagboni

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