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Les défis des travailleurs étrangers temporaires au Québec

today30/07/2025

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Dans un contexte de nouvelles restrictions imposées par Ottawa, les travailleurs étrangers temporaires (TET) expriment une détresse croissante face à leur situation professionnelle. En effet, depuis septembre 2024, les employeurs québécois sont limités dans leur capacité à recruter des TET. La députée fédérale de Sherbrooke, Élisabeth Brière, entend et soutient leurs revendications.


Les nouvelles règles précisent qu’aucun employeur ne peut engager des TET représentant plus de 10 % de leur personnel total. De plus, dans les régions où le taux de chômage dépasse 6 %, les employeurs se voient interdits d’embaucher de nouveaux travailleurs sous le volet des bas salaires du programme. Des voix s’élèvent parmi les employeurs pour demander un moratoire sur ces restrictions, afin de mieux intégrer les TET déjà présents sur le territoire.

Mme Brière souligne l’importance des TET pour les entreprises, les considérant comme un atout précieux. « Nos entrepreneurs ont investi énormément pour les accueillir et faciliter leur intégration. Ils ont construit des logements, fourni des ressources alimentaires et aidé à l’éducation des enfants, » affirme-t-elle. La députée promet de porter la voix des TET au sein des instances gouvernementales et évoque des discussions avec ses collègues pour faire avancer la situation.

Geiber Romero, un Colombien installé au Québec, partage ses inquiétudes. Bien que résidant depuis un certain temps dans la province, il craint de devoir retourner chez lui après avoir laissé tout derrière. « Il y a des restrictions pour l’engagement des TET, et une pénurie de main-d’œuvre étrangère crée une contradiction difficile à vivre, » déclare-t-il.

Saïd Eljach, agent de projet chez Actions interculturelles, souligne également la précarité de la situation. Pour les TET, quitter leur pays signifiait souvent renoncer à leur stabilité et à leur vie antérieure. « Maintenant, ils commencent à perdre des droits importants, tels que les allocations pour les enfants, l’accès à la francisation et l’assurance-emploi. » « Penser à un retour est synonyme d’incertitude, » s’attriste-t-il.

Alors que les défis s’accumulent pour les travailleurs étrangers temporaires au Québec, il apparaît crucial d’écouter leurs voix et de travailler ensemble pour trouver des solutions durables adaptées aux réalités du travail et de l’immigration dans la province.

Écrit par: Danielle Adjagboni

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