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today07/11/2025
L’arrêt définitif du Programme de l’expérience québécoise (PEQ) continue de susciter l’indignation. Le Mouvement des associations générales étudiantes de l’Université du Québec à Chicoutimi (MAGE-UQAC) exprime sa profonde déception face à cette mesure, qui prive de nombreux étudiants et travailleurs étrangers d’une voie rapide vers la résidence permanente.

Le PEQ, instauré pour faciliter la transition vers la résidence permanente des diplômés québécois et des travailleurs étrangers temporaires, prendra officiellement fin le 19 novembre. L’annonce a été confirmée jeudi matin par le ministre de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration, Jean-François Roberge, lors de la présentation des nouveaux seuils d’immigration pour les quatre prochaines années.
Pour Sadou Diallo, coordonnateur général du MAGE-UQAC, cette disparition du PEQ risque d’avoir des conséquences majeures sur la rétention des étudiants étrangers dans la province.
« Partir dans une autre région, là où tu peux accéder à la résidence permanente plus facilement et rapidement, c’est le choix que beaucoup feront. Cela affecte la réputation du Québec et la valeur de nos diplômes », déplore-t-il.
Le Programme de sélection des travailleurs québécois (PSTQ) deviendra désormais la seule voie d’accès pour les travailleurs qualifiés, une option jugée plus longue et plus complexe par plusieurs acteurs du milieu.
Le MAGE-UQAC s’inquiète également des effets combinés de la baisse de l’immigration temporaire et du recul du nombre d’étudiants étrangers, annoncés récemment par Québec et Ottawa.
« Déjà, cette année, on a constaté une baisse de 17 % du nombre d’étudiants internationaux à l’UQAC. Avec les nouvelles restrictions, la situation risque d’empirer, ce qui aura un impact direct sur le financement des universités et sur la qualité de l’enseignement », explique Sadou Diallo.
Le représentant étudiant rejette enfin le lien établi par certains politiciens entre immigration et crise du logement, notamment les propos du chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon.
« C’est injuste de faire porter la responsabilité de la crise du logement aux étudiants étrangers ou aux immigrants temporaires. En Gaspésie, il n’y a pas d’université, mais la crise du logement existe quand même. Cela prouve que ce problème n’est pas lié à l’immigration », soutient-il.
Pour le MAGE-UQAC, l’abandon du PEQ représente un tournant inquiétant. L’association appelle le gouvernement à reconsidérer sa stratégie d’attraction et de rétention des talents internationaux, afin d’assurer la vitalité du réseau universitaire québécois et la diversité qui le caractérise.
Écrit par: Danielle Adjagboni
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