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Le Gouvernement Legault renforce les restrictions sur l’admission des étudiants étrangers.

today11/10/2024

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Dans une décision marquante, le gouvernement du Québec, dirigé par François Legault, a annoncé la mise en place d’une législation visant à limiter l’entrée d’étudiants étrangers sur le territoire. Ce projet de loi, présenté par le ministre de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration, Jean-François Roberge, a pour objectif de mieux encadrer le nombre d’admissions et de réagir à une situation perçue comme problématique.


Lors d’une conférence de presse tenue jeudi dernier, Roberge a expliqué que la pièce législative de 12 pages, baptisée projet de loi 74, permettra à Québec d’ajuster le volume d’étudiants étrangers en fonction de divers paramètres, tels que la région, le niveau d’études et le programme. Bien que la Loi ne précise pas de plafonnement chiffré, elle offre au gouvernement les outils nécessaires pour imposer des restrictions ciblées. « Il faudra agir avec précision et être chirurgical », a-t-il déclaré, tout en exprimant la nécessité de préserver certains programmes d’études essentiels dans les régions.

La situation actuelle révèle qu’au 1er juillet dernier, le Québec comptait plus de 124 000 titulaires de permis d’études, un chiffre qui a connu une hausse de 140 % depuis 2014. Cette croissance a suscité des inquiétudes au sein du gouvernement, qui cherche maintenant à mieux contrôler cette affluence. En août, Legault avait déjà suspendu le Programme des travailleurs étrangers temporaires pour les emplois à bas salaires à Montréal, plaidant pour un meilleur encadrement de l’immigration, avec ou sans l’appui du fédéral.

Le Ministre a aussi mentionné que la langue d’enseignement sera un critère pris en compte lors de l’évaluation des demandes, ajoutant une couche de complexité à l’équation. Les établissements d’enseignement, notamment ceux de la région métropolitaine, qui accueillent environ 60 % des étudiants étrangers du Québec, seront particulièrement surveillés.


Cette démarche a suscité des inquiétudes parmi les institutions académiques. L’Université Concordia a exprimé son souhait d’être consultée sur ces changements, notant déjà une baisse de 15,9 % des inscriptions d’étudiants étrangers liée aux nouvelles mesures.

Roberge a prédit une tempête de critiques lors de la mise en œuvre de ce projet de loi, mais il reste confiant que la suite révélera la rigueur et le sérieux du gouvernement dans ce dossier. En parallèle, le ministre a fait état de la nécessité urgente de collaborer avec son homologue fédéral pour contenir le flux d’immigrants temporaires.

Avec les prochaines étapes de cette législation, le Québec entre dans une nouvelle phase de gestion de l’immigration, marquée par une volonté de trouver un équilibre entre l’accueil des étudiants internationaux et la préservation des intérêts régionaux. À suivre les développements dans les mois à venir.

Écrit par: Danielle Adjagboni

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