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La baisse du nombre d’étudiants internationaux met en péril le financement et la survie des établissements d’enseignement supérieur en Ontario.

today06/11/2025

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Les établissements d’enseignement supérieur en Ontario se trouvent confrontés à une crise sans précédent suite à la récente réduction du quota d’étudiants internationaux prévue pour 2024-2025. Avec seulement 155 000 entrées, soit la moitié des objectifs initialement fixés pour 2026, cette baisse affecte profondément leur modèle économique et leur capacité à maintenir leur offre de formation.

Dans un contexte où les frais de scolarité des étudiants étrangers représentent une source essentielle de revenus pour financer les programmes coûteux, notamment dans les secteurs de la santé et de la formation professionnelle, cette nouvelle donne inquiète fortement. Les collèges communautaires, qui ont déjà réduit leurs dépenses de 1,8 milliard de dollars, suspendu 600 programmes et supprimé 8 000 postes, risquent désormais de devoir fermer davantage de cursus.

Maureen Adamson, PDG de Colleges Ontario, souligne : « Ces coupes budgétaires perturbent encore davantage un secteur déjà fragilisé. » Les établissements ont longtemps compté sur les frais versés par les étudiants internationaux pour maintenir le gel des frais de scolarité pour les étudiants locaux, qui souffrent d’un sous-financement chronique.

Les conséquences se font déjà sentir : des dizaines de programmes ont été supprimés en début d’année, notamment dans la formation professionnelle et les soins de santé, pour faire face à la baisse brutale des inscriptions.

Interrogé sur la situation, le ministre des Finances, François-Philippe Champagne, a rappelé que le gouvernement doit ramener l’immigration à un niveau « soutenable », soulignant que « les capacités d’accueil » de la société canadienne ne peuvent être dépassées. Il a également indiqué que des mesures visant à attirer davantage de chercheurs étrangers dans les universités seront prises pour soutenir l’innovation et la recherche.

Alors que la capacité d’adaptation des établissements est mise à rude épreuve, la question se pose : quelles seront les conséquences concrètes de cette nouvelle politique sur la formation, l’emploi et la croissance économique à long terme dans la région ?

Écrit par: Danielle Adjagboni

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