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Inquiétudes grandissantes face à la réduction des cibles d’immigration.

today07/11/2025

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L’annonce du gouvernement fédéral de réduire de près de moitié le nombre de résidents temporaires inquiète de nombreux acteurs du milieu de l’immigration en Alberta. Les universités, les organismes communautaires et les avocats spécialisés redoutent des conséquences économiques et sociales majeures.
Dans son dernier budget, présenté mardi, Ottawa affirme vouloir ramener l’immigration à des niveaux « plus soutenables ». Parmi les mesures phares : une réduction du nombre de permis d’études accordés aux étudiants étrangers, qui passerait de près de 305 900 à 150 000 d’ici 2028.

L’impact de ces décisions se fait déjà sentir. L’université de Calgary estime avoir perdu plus de 34,7 millions de dollars cette année en raison de la baisse des inscriptions d’étudiants internationaux.

De son côté, le Southern Alberta Institute of Technology (SAIT) rapporte avoir accueilli 573 nouveaux étudiants étrangers cet automne, un nombre similaire à la période précédant la pandémie. Néanmoins, l’établissement admet que les récents changements de politique fédérale ont entraîné une diminution notable du nombre total d’étudiants internationaux.

Les inquiétudes ne se limitent pas au milieu académique. Le Centre pour les nouveaux arrivants de Calgary, dont la moitié du financement provient d’Ottawa, redoute une réduction de ses ressources.

« Nous essayons de prendre des mesures proactives, au cas où le financement serait réduit, afin de pouvoir continuer à offrir à nos clients le même niveau et la même qualité de service », explique Nketti Johnston-Taylor, présidente du Centre.

L’organisme, à but non lucratif, joue un rôle crucial dans l’intégration des immigrants, en offrant notamment des cours d’anglais et des services d’accompagnement à l’installation.

Pour Naomie Bakana, présidente du syndicat des étudiants de l’université de Calgary, ces nouvelles cibles risquent de nuire à la réputation du pays à l’étranger.

« À travers ces plafonds d’immigration, le Canada donne l’impression qu’il ne veut plus vraiment accueillir les immigrants », déplore-t-elle. Un virage perçu comme anti-immigration

L’avocat calgarien Jatin Shory, spécialiste en droit de l’immigration, partage cette préoccupation. Il estime que ces mesures alimentent un discours anti-immigration grandissant au Canada.

« Oui, le pays a besoin d’immigration. Mais aujourd’hui, on s’éloigne clairement de ce message », affirme-t-il, regrettant le manque de prévisibilité du système.

Selon lui, le Canada risque de perdre l’image de société ouverte et accueillante qu’il a longtemps cultivée.

Les nouvelles cibles d’immigration d’Ottawa sèment la confusion et la crainte dans les milieux économiques et sociaux de l’Alberta. Alors que le gouvernement promet une immigration « plus soutenable », plusieurs acteurs sur le terrain redoutent un affaiblissement de la vitalité internationale, éducative et communautaire de la province.

 

Écrit par: Danielle Adjagboni

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