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Incertitude pour les étudiants étrangers : des délais de permis d’études qui inquiètent

today18/08/2025

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Alors que la rentrée scolaire approche, de plus en plus d’étudiants étrangers, notamment ceux en provenance de France, font face à des délais prolongés pour l’obtention de leur permis d’études. Les établissements collégiaux de la région de la Gaspésie, du Bas-Saint-Laurent et de la Côte-Nord constatent également des retards inhabituels, perturbant l’organisation des journées d’accueil prévues pour faciliter leur intégration.


Au 13 août, le délai de traitement pour une demande de permis d’études déposée depuis la France a atteint 11 semaines, contre trois semaines seulement en début d’été. Selon Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC), cette augmentation résulte d’un afflux massif de demandes, notamment en provenance des pays européens, dépassant largement les prévisions annuelles. La forte demande mondiale, surtout dans des catégories dépassant les cibles fixées, freine le traitement des dossiers.

L’organisme fédéral assure toutefois que ses efforts sont concentrés sur le traitement de ces demandes dans les meilleurs délais possibles, avec pour objectif de répondre à 80 % des demandes complètes conformes aux normes de service, afin que les étudiants puissent débuter leur année scolaire en septembre.

L’impact de ces retards se fait aussi sentir dans l’accueil et l’intégration des étudiants. À Moncton, par exemple, les journées d’accueil débuteront lundi prochain, facilitant leur adaptation (établissements, banques, assurance maladie). Au Québec, le cégep de Baie-Comeau a déjà accueilli une trentaine d’étudiants, tandis qu’un deuxième accueil est prévu pour ceux en attente de leur visa, avec des coûts supplémentaires supportés par l’établissement, pour respecter son engagement envers ces jeunes.

Par ailleurs, la récente suppression de certains programmes d’études éligibles au permis de travail postdiplôme par Ottawa complique davantage la situation, freinant l’intégration professionnelle des diplômés étrangers. La Fédération des cégeps, consciente des souffrances et des coûts engendrés par ces délais, multiplie ses démarches auprès des autorités fédérales, dénonçant un enjeu qui reste du ressort d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada.

Malgré quelques signes d’amélioration, le quotidien de nombreux étudiants reste incertain, leur avenir académique et professionnel étant suspendu à la levée de ces retards administratifs.

Écrit par: Danielle Adjagboni

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