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Immigration : Ottawa supprime l’exemption des permis de travail pour les visiteurs

today02/09/2024

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Le Gouvernement fédéral a annoncé la fin de l’exemption permettant aux visiteurs de demander un permis de travail depuis le Canada, une mesure introduite durant la pandémie pour les étrangers coincés dans le pays. Ce changement, effectif depuis le 28 août, suscite de vives critiques de la part des défenseurs des Droits des travailleurs migrants.

Le ministère de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté Canada (IRCC) avait mis en place cette politique temporaire pour répondre aux besoins des visiteurs qui, en raison des restrictions de voyage liées à la COVID-19, ne pouvaient pas quitter le Canada. Initialement prévue pour expirer en février 2025, cette exemption a été supprimée prématurément dans le cadre des efforts visant à réduire le nombre de résidents temporaires et à « préserver l’intégrité du système d’immigration ».

Le gouvernement libéral justifie cette décision en soulignant l’existence de « mauvais acteurs » qui auraient abusé de cette exemption pour tromper des ressortissants étrangers et les inciter à travailler sans autorisation. Les demandes soumises avant le 28 août continueront toutefois d’être traitées.

La suppression anticipée de cette exemption n’a pas manqué de susciter des réactions. Syed Hussan, directeur général de la Migrant Workers Alliance for Change, a dénoncé cette mesure comme une réponse précipitée à un « tollé raciste liant les migrants à la crise de l’accessibilité au logement ». Selon lui, cette décision va encore affaiblir les droits des migrants sans résidence permanente, qui utilisaient cette exemption non pas pour contourner les règles, mais pour régulariser leur situation professionnelle dans un cadre légal difficile.

Ce changement s’inscrit également dans un contexte de restrictions accrues pour les employeurs. Désormais, ces derniers ne pourront embaucher plus de 10 % de leur effectif total via le programme des travailleurs étrangers temporaires. De plus, les contrats des travailleurs temporaires à bas salaire seront limités à un an, contre deux précédemment. Le Premier ministre Justin Trudeau a justifié cette décision en insistant sur la nécessité pour les entreprises canadiennes d’investir davantage dans la formation et la technologie, plutôt que de compter sur une main-d’œuvre étrangère à bas coût. Ces mesures pourraient marquer un tournant dans la politique d’immigration du Canada, alors que le gouvernement envisage de réduire le nombre de résidents permanents acceptés chaque année, une décision potentiellement majeure après des années de hausse sous l’administration libérale.

Ce changement de cap soulève des questions sur l’avenir de l’immigration au Canada et sur l’équilibre à trouver entre les besoins économiques et la protection des Droits des travailleurs migrants.

Écrit par: Danielle Adjagboni

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