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TROC RADIO L’accent afro-canadien
today22/07/2025
Une veillée émouvante s’est tenue à l’endroit même où la jeune femme a perdu la vie, rassemblant une centaine de personnes en deuil.

Une mer de fleurs, de drapeaux ghanéens et de visages bouleversés a envahi les abords de Jackson Square vendredi soir. Plus de 100 personnes se sont réunies pour rendre un dernier hommage à Belinda Sarkodie, 26 ans, tuée le 11 juillet alors qu’elle attendait un autobus. Une victime innocente, selon la police.
Sur le toit du centre commercial, son frère aîné, Richard Sarkodie, venu du Manitoba, a pris la parole avec émotion
« Belinda n’était pas seulement ma sœur, elle était mon amie, mon encouragement et l’une des âmes les plus gentilles que j’aie jamais connues », a-t-il déclaré, interrompu à plusieurs reprises par l’émotion.
Le frère de Sarkodie, Richard Sarkodie (à gauche), et sa tante, Evelyn Aidoo, ont prononcé la veillée. (Shilpashree Jagannathan/CBC)
La jeune femme avait quitté le Ghana pour s’installer au Canada, où elle menait une vie discrète et travailleuse. Ce jour-là, elle revenait de courses chez Nations, un rituel hebdomadaire, lorsqu’elle a été prise pour cible par erreur.
La police de Hamilton a émis un mandat d’arrêt contre un suspect de 17 ans, toujours recherché. Le jeune homme aurait ouvert le feu en direction d’un groupe de personnes près de l’intersection James Street North et King Street West, atteignant mortellement Belinda.
« La seule chose que je me demande, c’est : comment un adolescent a-t-il pu obtenir une arme ? », s’est interrogé un proche, bouleversé.
Aux côtés des pleurs, des chants et des prières, la colère grondait. Evelyn Aidoo, que Belinda considérait comme une tante, n’a pas mâché ses mots à l’égard du tireur :
> « Tu es un lâche. Tu ne peux pas ôter la vie à quelqu’un et te cacher pendant une semaine entière », a-t-elle lancé devant la foule.
Dans la douleur, la communauté s’est efforcée de faire rayonner la mémoire de Belinda. Décrite comme « joyeuse », « altruiste » et « toujours souriante », elle laisse un vide immense dans son entourage, mais aussi dans le cœur de sa mère et de sa sœur restées au Ghana.
« Sa mère n’a toujours pas prononcé un mot depuis l’annonce de sa mort », a révélé Aidoo à l’émission As It Happens de CBC.
Pour aider la famille à traverser cette épreuve, l’Association ghanéenne-canadienne de l’Ontario a lancé une campagne GoFundMe avec l’objectif de collecter 40 000 $ pour organiser les funérailles de Belinda et soutenir ses proches.
Sur une pancarte, on pouvait lire : « Stop à la violence armée, maintenant ! » — un message repris par plusieurs participants. Dans une ville marquée par la tragédie, la mémoire de Belinda Sarkodie devient un symbole : celui d’une communauté unie, mais meurtrie, face à une violence insensée.
Écrit par: Danielle Adjagboni
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