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Fête de Noël : une commémoration Québécoise dans l’esprit africain, avec la chef Maria-José de Frias

today22/12/2022

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Partie de la République démocratique du Congo en 1990 pour la Belgique puis le Québec ou elle a suivi une formation en art-culinaire, Maria-José de Frias, aujourd’hui propriétaire d’un restaurant, honore les traditions et les saveurs culturelles d’où elle est originaire et particulièrement en période de Noël.

Maria-José de Frias

Marie-José de Frias, est-ce possible de célébrer la fête de Noël depuis le Québec comme si l’on était au Congo ?

Je répondrais par l’affirmative, oui ! Cette fête est peut-être arrivée dans le calendrier africain avec le colonialisme, mais elle est demeurée très vivante sur place. En raison du brassage culturel important dont on ignore souvent l’existence en Afrique subsaharienne, chaque famille peut avoir des habitudes différentes au fil de l’année. Mais dans la mienne, qui est à majorité chrétienne, et avec un père d’origine portugaise, il était hors de question de manquer cette fête. J’ai donc grandi avec l’incontournable sapin de Noël artificiel recouvert de fausse neige, on n’en trouve pas dans la nature au Congo. Pour ce qui est de la messe de minuit et les cadeaux du 24 décembre, nous avons une manière bien à nous de la célébrer.

Comment se commémore au juste Noel en Afrique et en RDC en particulier ?

En RDC, l’esprit communautariste est très fort. Les populations n’y possèdent pas un appartement ou une maison, mais plutôt une parcelle de terrain qui forme un tout avec celles qui l’entourent. La notion de propriété, informelle, nous conduit donc à vivre dehors en compagnie des autres. C’est simple : la moindre chose devient un événement ! Il suffit de se poser sur sa terrasse pour qu’un voisin passe et commence à discuter avec nous, qu’un ou deux autres cousins arrivent, passent des coups de fil, et hop ! On est rapidement 20 à prendre un verre ensemble devant le perron. Alors, lorsque Noël arrive, imaginez un peu ce qui se passe. Les plus petites réunions sont d’une vingtaine de personnes, et les plus grandes, qui rassemblent jusqu’à 30 familles, sont aussi populeuses que des mariages ! Tout le monde est invité, on mange tous ensemble après la messe, on est tous excités de voir les enfants ouvrir leurs cadeaux. Puis, on danse jusqu’au petit matin sur la rumba congolaise en buvant des bières africaines (pour les adultes) ou des boissons sucrées (pour les enfants). C’est une grande fête qui se poursuit tous les soirs, chez les uns ou les autres, entre le 24 décembre et le 2 ou le 3 janvier !

D’origine africaine et aujourd’hui résident au Québec, qu’est-ce qui sera au menu le soir de Noël ?

Même si l’on est d’ascendance européenne ou indienne, à Noël, tout le monde mange africain. Pour les plus grands rassemblements, les mères de famille s’entendent sur le menu, sinon on fait tout soi-même si on reçoit chez soi. On ne prépare pas vraiment de bouchées ou d’entrées en Afrique subsaharienne. On concentre plutôt ses efforts sur un plat central comme du Moambe, à savoir du poulet mijoté avec une sauce aux arachides ou une crème de noix de palme, ou encore du Makayabu na solo, de la morue dessalée et poêlée avec des aubergines africaines, que l’on sert avec plein d’accompagnements pour tous les goûts. On peut donc trouver sur la table des bananes plantain, du chikwangue (pain de manioc cuit à l’étuvée), du foufou (une pâte ou une purée de manioc qui se présente un peu comme de la polenta) ainsi que différents ragoûts aux légumes (pondu), aux feuilles d’amarante (biteku teku) ou de patates douces (matembele). Tout est servi chaud, car nous ne consommons pas vraiment de salade au Congo, et tout est bien épicé ; on met même à disposition des convives de la sauce au pili-pili pour qu’ils puissent ajouter une touche de chaleur supplémentaire ! Et pour le dessert, nous cuisinons toujours des beignets (mikates) aux arachides et à cette sauce relevée.

Maria-José de Frias, vous nous confirmez que votre menu de Noël 2022 sera africain ?

Effectivement, tout comme probablement celui du 31 décembre. Je compte notamment préparer de la queue de bœuf, du Moambe et des beignets, que j’accompagnerai de vins, de thés et de spiritueux africains. Et je suis encore plus excitée de le faire cette année puisque je vais réunir, pour la première fois depuis longtemps, plus de dix invités à ma table. Il me tarde !

Raphael Mforlem, Troc Radio Canada

Written by: C2D


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