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Féminicide. La camerounaise Gisèle Betondi, succombe à un crime d’une grande violence à Montréal

today10/09/2022

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La victime d’origine camerounaise a été décrite comme une femme calme et réservée par ses amies. Elle serait arrivée au Canada il y a un peu moins de cinq ans, parrainée par le père de ses enfants, également camerounais. Elle n’avait pas de famille ici, mais faisait partie d’une communauté religieuse tissée serrée. Elle recevait de l’aide de ses amies pour que son ex-conjoint ne puisse pas la trouver.

Agée de 29 ans, la victime était mère de trois enfants. Gisèle Betondi s’est battue pour s’éloigner de son ex-mari. Elle a commencé par porter plainte à la police à plusieurs reprises avant de quitter le foyer familial avec ses enfants. Gisèle finit par s’installer chez une amie. Pris par surprise par le suspect Hosea Puhya alors qu’elle se dirigeait vers sa voiture, Gisèle a été poignardé à mort devant ses trois enfants âgés de 2 mois, 1 an et 4 ans. Selon des sources policières, elle était sur le point d’envoyer ses deux premiers enfants à la garderie.

Juste après ce drame qui s’est produit un peu avant 9 h, sur la rue des Oblats, dans l’arrondissement de LaSalle le jeudi dernier, l’ex-conjoint quitte les lieux.  Il sera arrêté plus tard par le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).  Gravement blessée, la mère des trois enfants succombe à ses blessures à l’hôpital.

L’acte posé par Hosea Puhya ne surprend presque personne. Il est reconnu pour sa violence envers Gisèle. D’ailleurs, Hosa Puhya âgé de 50 ans a trois dossiers en matière de violence et d’agression armée au palais de justice de Montréal. Le 12 septembre 2021, il a été notamment accusé d’avoir proféré des menaces dans un contexte de violence conjugale. En raison de non-respect de condition, il a purgé une peine détention jusqu’en juin dernier.

Daniela Gangangte, est une proche de la victime. Elle témoigne: « C’est son mari qui l’avait parrainé pour qu’elle puisse venir habiter au Canada. Ils sont tous les deux originaires du Cameroun. Ils ont eu par la suite leurs trois enfants. Dès qu’elle est arrivée, il a commencé à être violent. C’était quelqu’un qui frappait constamment sur elle. Elle s’était enfuie de lui. Elle est parvenue à se trouver un nouvel endroit pour vivre avec des proches. Je ne comprends pas encore comment il a pu savoir où elle avait trouvé refuge », déplore Mme Gangangte.

Selon les critères du ministère de la Sécurité publique, le tribunal lui aurait imposé le port du bracelet antirapprochement. Cet homicide survient au moment où les bracelets antiraprochement sont en plein déploiement au Québec. D’ici la fin de l’automne, Québec vise 500 dispositifs à la disposition des tribunaux pour l’imposer à des individus qui commettent de la violence conjugale. La technologie retenue par Québec aurait servi à envoyer non seulement une alerte sur l’appareil intelligent de la mère de famille pour la prévenir de la présence de son ex-conjoint à proximité, mais également avertir les policiers du SPVM.

Il s’agit du huitième feminicide à survenir au Québec en 2022, et le 22e homicide à Montréal depuis le début de l’année.

La Rédaction

Written by: Maimouna SOW


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