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Étudier au Canada : une option de plus en plus possible pour les étudiants africains

today08/12/2022

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Étudier au Canada : une option de plus en plus possible pour les étudiants africains

Selon la presse canadienne, les demandes de permis d’étude en provenance d’Afrique francophone connaissent une importante approbation depuis quelque temps par les différents Etats Canadiens que sont Otawa, Québec…

Dans un article du célèbre journal canadien Radio Canada publié le 5 décembre dernier, le pourcentage des demandes permis d’études des étudiants originaires des pays de l’Afrique francophone connaît un taux de validation de plus en plus élevé depuis un certain temps au Canada.

Selon le journal, « plus de 4 demandes sur 10 provenant d’Afrique francophone sont maintenant approuvées par les services de l’immigration canadiens ». D’après Isabelle Dubois, porte-parole d’Immigration Canada « il y a eu une augmentation des taux d’approbation des étudiants africains francophones, et ce, passant de 27 % en 2021 à 41 % actuellement », a-t-elle confié à Radio Canada.

Cette hausse, varie selon les pays. En Tunisie par exemple, elle est passée de 59 % en 2020 à 71 % en 2022. En Algérie, elle était de 14 % en 2020 et en 2022, elle est passée à 33 % ; au Cameroun, de 11 % en 2020, elle est de 30 % en 2022. Au Sénégal, elle était de 19 % en 2020 et en 2022, elle est passée à 30 %.

Des changements observés après la vive dénonciation des taux de refus de permis d’études pour ce qui est des étudiants de l’Afrique francophone. Fait savoir le journal. Un avis confirmé par Christian Blanchette, recteur de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR). « On voit, sur le terrain, des changements positifs ».

« C’était primordial d’avoir des ajustements au sein d’Immigration Canada. J’espère que ce sont les signes avant-coureurs pour une solution durable et une équité complète. Les candidats africains doivent être traités comme les autres », a ajouté le recteur de l’UQTR.

Avec 79 % des demandes provenant d’Afrique refusées par Immigration Canada l’UQTR est l’établissement francophone le plus touché par ces rejets massifs. L’automne dernier, il y a eu une nette amélioration, renseigne le recteur de cette institution.

Pour ce qui est des pays tels la Côte d’Ivoire, le Tchad ou encore la République démocratique du Congo, on constate une stagnation. Au Maroc, un pays ou la forte demande de permis d’étude pour le Québec est observée, connaît une baisse d’approbation depuis un certain temps a indiqué le service de l’immigration, des réfugiés et citoyenneté du Canada. Un changement qui s’explique par le fait qu’Ottawa a mis sur pied en partenariat avec l’Etat du Québec un comité de travail sur ce sujet et a déjà instauré certaines mesures.

Pour améliorer les taux d’approbation globaux, Immigration Canada assure avoir par exemple organisé des formations pour ses agents, afin d’équilibrer les perceptions négatives et d’atténuer les préjugés inconscients.

Des éléments de preuve déterminants, facilement vérifiables ont aussi été demandés afin de contrer les consultants fantômes et les tendances à la fraude », a soutenu le gouvernement canadien, qui a dit également avoir « intensifié ses activités promotionnelles pour sensibiliser davantage les candidats » de l’Afrique francophone aux programmes de migration du Canada.

Le Québec a aussi indiqué qu’il avait « besoin de ces étudiants africains francophones pour renforcer le français » au sein de sa nation.Immigration Canada (le service canadien de l’immigration) a reconnu que « le racisme au Canada ainsi qu’au sein de sa propre organisation » a largement favorisé les taux de refus de permis d’études au Canada chez les étudiants venus de pays africains francophones.

Pour réparer ce tort, « Québec songe à créer une nouvelle voie de passage, plus rapide, vers la résidence permanente pour ces diplômés », a annoncé la Radio Canada.

Raphael Mforlem, Troc Radio Canada

Written by: Raphael Nforlem


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