Troc radio en direct
play_arrow
TROC RADIO L’accent afro-canadien
today11/09/2024
Les étudiants étrangers se retrouvent à la croisée des chemins alors que le Gouvernement fédéral du Canada a récemment réintroduit des limites strictes sur les heures de travail hors campus. Après une suspension temporaire de ce plafond de 20 heures pendant la pandémie, qui a permis de répondre aux pénuries de main-d’œuvre, Ottawa a annoncé qu’une nouvelle limite de 24 heures sera appliquée dès cet automne, laissant les étudiants dans une situation précaire.

Krupa Mashru, une étudiante en thérapie sportive à l’Université du Manitoba et originaire du Kenya, est l’une des nombreuses voix qui expriment leurs préoccupations face à ce changement. Elle raconte avoir été contrainte de déménager en raison de l’incapacité de payer le loyer de son appartement, une situation exacerbée par la réduction de ses heures de travail. L’an dernier, Krupa pouvait travailler entre 25 et 30 heures par semaine, mais cette rentrée ne lui permet désormais pas de dépasser 20 heures de travail hebdomadaire.
« C’est un gros changement, » admet-elle. « Avant, je pouvais travailler autant que je le souhaitais. Maintenant, je dois gérer mes dépenses différemment. »
Le retour en classe, qui coïncide avec la limitation de ses heures de travail, soulève des questions cruciales sur les moyens de subsistance des étudiants étrangers. Comme Krupa, beaucoup sont confrontés à des choix difficiles, naviguant entre leurs études et leurs besoins financiers. Les nouvelles règles semblent non seulement affecter leur capacité à subvenir à leurs besoins, mais également à poursuivre leur formation dans des conditions sereines.
Les responsables d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada ont affirmé que la limite de 24 heures vise à équilibrer l’engagement académique des étudiants et le besoin d’un revenu supplémentaire. Cependant, pour des centaines de jeunes talents internationaux, cette décision pourrait avoir des répercussions durables sur leur bien-être et leur réussite scolaire.
À l’approche de cette période de transition, il est crucial d’écouter la voix des étudiants étrangers et d’explorer des solutions qui pourraient alléger leur fardeau financier. Les discussions autour des politiques de travail pour les étudiants doivent continuer afin d’assurer un environnement propice à l’éducation et à l’épanouissement personnel.
Écrit par: Danielle Adjagboni
Copyright Troc Radio 2016
Commentaires d’articles (0)