play_arrow

keyboard_arrow_right

skip_previous play_arrow skip_next
00:00 00:00
playlist_play chevron_left
volume_up
chevron_left
  • cover play_arrow

    TROC RADIO L’accent afro-canadien

À la Une

Don de sang : le Canada a besoin des donneurs afro-descendants

today10/03/2023

Background
share close

Dans l’optique de diversifier sa banque de donneurs de sang et son registre de donneurs de cellules-souches, la Société canadienne du sang demande aux personnes noires de l’aider.

Actuellement au Canada, 1 000 personnes sur la liste d’attente pour une greffe de cellules-souches, d’après l’organisme en charge du don de sang. La réalisation des greffes ne sont possibles qu’avec des donneurs qui ont le même bagage et le même patrimoine ethniques, explique Matthew Seftel, docteur en médecine à la Société canadienne du sang.

Sur le registre des donneurs, 1,6 % seulement sont afro-descendants alors que, selon le dernier recensement, 3 % de la population canadienne se désigne comme étant noire.

Chose qui réduit les chances d’une personne d’une communauté minoritaire, comme la communauté afro-néo-écossaise, de trouver un don compatible, souligne la responsable régionale des communications de la Société canadienne du sang, Trish Smith.

« La communauté afro-néo-écossaise est absolument unique », déclare-t-elle. « Certaines personnes la considèrent comme une communauté autochtone africaine de la Nouvelle-Écosse. Les racines sont donc très profondes ici, ce qui la rend unique d’un point de vue biologique ».

Les origines ethniques les plus fréquentes des Noirs de l’Atlantique sont canadiennes, africaines, anglaises, irlandaises, écossaises et françaises, selon Statistique Canada. La population noire de la Nouvelle-Écosse, qui compte 22 000 personnes, est la plus importante de la région atlantique.

Pour une meilleure inclusion

Selon OmiSoore Dryden, une partie de l’explication du faible nombre de donneurs noirs réside dans le fait qu’on les a découragés de participer pendant longtemps.

OmiSoore Dryden étudie les questions liées au racisme envers les Noirs dans le réseau de santé.

Cette professeure agrégée de l’Université Dalhousie, qui étudie les protocoles sur les dons de sang et le racisme envers les Noirs dans le réseau de la santé, explique que pendant les années 1980 et 1990, les communautés noires, particulièrement les communautés haïtiennes, ont entendu des gens leur dire que la crise du VIH était de leur faute.

(OmiSoore Dryden étudie les questions liées au racisme envers les Noirs dans le réseau de santé.)

« Quand la Société canadienne du sang a commencé ses activités, en 1998, elle a perpétué l’argument selon lequel le sida venait d’Afrique et que si vous étiez né là ou si vous y aviez vécu, vous ne pouviez pas donner de sang », raconte-t-elle.

Elle estime que l’organisme doit admettre que le racisme systémique persiste.

Reconstruire une relation

Trisha Smith indique que la Société canadienne du sang a levé l’interdiction de donner du sang imposé à des personnes nées dans certains pays africains. Selon Mme Smith, la Société canadienne du sang élabore actuellement des pratiques antiracistes et anti-oppressives.

Elle travaille également en étroite collaboration avec les leaders de la communauté noire afin de rendre le processus de don plus inclusif, a-t-elle ajouté.

Raphael Mforlem, Troc Radio Canada.

Written by: C2D

Post comments (0)

Leave a reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *