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Des bons pour mieux manger : le marché public de Pointe-aux-Trembles combat l’insécurité alimentaire

today25/07/2025

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Chaque samedi matin, Austin Ola-Daniels arpente les allées du marché public de Pointe-aux-Trembles avec un large sourire et une carte bien précieuse en main : un bon d’achat alimentaire. Ce nouvel outil, mis en place pour lutter contre l’insécurité alimentaire, change concrètement la vie de nombreuses familles vulnérables de l’est de Montréal.

Trois hommes sont vus sur un marché public en plein air.
Arrivé du Nigéria il y a un an avec sa femme et ses enfants, Ola-Daniels a été référé au programme par Aide aux Immigrants à Montréal. Grâce à une carte prépayée et rechargeable, il peut désormais acheter des produits frais sans se soucier du coût. « J’adore cette carte, elle a été très utile à ma famille », confie-t-il.

Le programme est né d’un partenariat entre le marché public de Pointe-aux-Trembles et trois organismes communautaires locaux, dont Action Secours Vie d’Espoir, la seule banque alimentaire de l’est de Montréal. Ensemble, ils ciblent les familles en situation précaire et leur donnent un accès direct à des aliments sains, locaux et de saison.

« Le montant de la carte dépend de la taille du ménage », explique Kate Johansson, directrice générale du marché. Une personne seule reçoit 50 $ par mois, un couple 75 $, une famille de trois personnes 100 $, et un foyer de quatre personnes ou plus peut recevoir jusqu’à 125 $.

Ce programme, lancé à titre de projet pilote l’an dernier, couvrait initialement 50 ménages. Il a été élargi cet été à 210 personnes issues de 95 foyers différents, preuve d’un besoin criant dans la communauté.

Le contexte est préoccupant. Selon le Bilan-Faim 2024 publié par Moisson Montréal, les organismes communautaires de la ville répondent à près d’un million de demandes d’aide alimentaire chaque mois, un record qualifié d’« alarmant ». De nombreuses banques alimentaires, à bout de ressources, doivent refuser des demandes.

Peter Batos, directeur général d’Action Secours Vie d’Espoir, observe cette pression au quotidien. « L’an dernier a été particulièrement difficile. Le pouvoir d’achat de Moisson Montréal a chuté à cause des tensions commerciales avec les États-Unis », explique-t-il, soulignant que les fruits et légumes sont devenus rares et chers.

Le programme de bons alimentaires permet de combler en partie ces lacunes, notamment pour les familles qui ne peuvent accéder régulièrement à une alimentation diversifiée. « C’est un grand plus pour les familles locales qui peuvent venir au marché public », conclut Batos.

Dans une ville où l’insécurité alimentaire prend de l’ampleur, ces initiatives locales offrent une bouffée d’air frais et surtout, un panier bien rempli.

Source: CBC

Écrit par: Danielle Adjagboni

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