play_arrow

keyboard_arrow_right

skip_previous play_arrow skip_next
00:00 00:00
chevron_left
volume_up
chevron_left
  • play_arrow

    Troc radio en direct

  • cover play_arrow

    TROC RADIO L’accent afro-canadien

À la Une

Crise du logement : plus de 200 familles montréalaises dans l’incertitude

today19/08/2025

Arrière-plan
share close

Six semaines après la traditionnelle journée du déménagement, le 1ᵉʳ juillet, plus de 200 ménages montréalais demeurent sans logement. Un chiffre qui illustre l’ampleur de la crise du logement dans la métropole, où les familles monoparentales, les nouveaux arrivants et les locataires à faible revenu figurent parmi les plus durement touchés.


Parmi elles, Kim* (nom fictif pour protéger l’identité), une mère célibataire de 22 ans originaire du Cameroun, vit depuis juillet dans l’appartement d’une amie avec son fils d’un an. « Je suis venue ici pour étudier, mais après la perte de mon emploi, je n’ai plus pu payer mon loyer », explique-t-elle. Isolée, sans famille au Canada, elle confie « tenir bon pour son enfant », malgré une perte d’espoir grandissante.

 

Selon l’Office municipal d’habitation de Montréal (OMHM), 216 familles n’ont pas encore trouvé de logement, et plus de 1 700 ménages sont dans la même situation à travers le Québec.

Pour Margaret van Nooten, intervenante communautaire au projet Genesis, la situation s’aggrave d’année en année : « Même avec l’aide d’organisations, les personnes ne trouvent pas de logement convenable. Les mères célibataires, les nouveaux arrivants et les familles avec enfants sont parmi les plus discriminés. Nous devons faire mieux comme société : un toit est un besoin essentiel. »

Face à cette crise, la Ville de Montréal assure avoir déployé des « efforts sans précédent », dont un investissement de 100 millions de dollars pour protéger des centaines de ménages contre les rénovictions. Mais sur le terrain, les demandes ne cessent de croître.

Pour l’OMHM, la hausse du coût des loyers et la rareté de logements abordables pèsent lourdement sur les familles. « Nous voyons à quel point il est difficile aujourd’hui, particulièrement pour celles avec enfants, de trouver un loyer accessible », souligne Isabelle Girard-Fortier, directrice des services d’orientation de l’organisme.

Alors que les témoignages comme celui de Kim se multiplient, défenseurs et responsables municipaux s’entendent sur une priorité urgente : augmenter rapidement l’offre de logements sociaux.

Source : CTV News

Écrit par: Danielle Adjagboni

Commentaires d’articles (0)

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs marqués d'un * sont obligatoires


0%