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Crise de la rétention des étudiants étrangers : l’Est-du-Québec perd plus de 70 % de ses diplômés

today12/12/2025

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Plus de 70 % d’étudiants étrangers quittent l’Est-du-Québec après leur diplôme : un défi pour la régionalisation.


Selon le récent rapport du Vérificateur général du Québec (VGQ), la majorité des étudiants étrangers formés dans l’Est-du-Québec choisissent de quitter leur région d’étude après l’obtention de leur diplôme. Près de 75 % de ces jeunes, soit environ trois sur quatre, quittent la Côte-Nord, le Bas-Saint-Laurent ou la Gaspésie, pour s’installer dans la métropole ou ses environs.

Le rapport met aussi en évidence que 43 % d’entre eux migrent vers Montréal ou des régions voisines, ce qui compromet les objectifs du gouvernement visant à favoriser la régionalisation de l’immigration. La directrice des études au Cégep de Sept-Îles, Marie-Ève Vaillancourt, partage cette analyse : « Depuis longtemps, nous dénonçons que les objectifs de régionalisation ne sont pas atteints. Ces chiffres confirment ce que nous pensions. »

Les régions plus attractives comme Montréal profitent d’une forte capacité d’attraction par rapport aux zones moins urbanisées. La disparité s’est accentuée avec l’extension de mesures telles que les bourses d’exemption de frais de scolarité, qui ont parfois réduit l’attractivité de l’Est-du-Québec. Pourtant, selon Marie-Ève Vaillancourt, ces étudiants sont essentiels pour la vitalité des programmes locaux, notamment dans les cégeps ruraux.

La conseillère à l’international du Cégep de Sept-Îles, Kyra Robertson, déplore ces restrictions : « On se rend compte qu’on a souvent pagayé dans le vide. » Malgré tout, elle reconnaît que certains efforts portent leurs fruits. L’établissement a tissé de solides relations internationales et accompagne certains étudiants vers une installation durable dans la région.

Les effets des politiques restrictives se font également sentir dans le contexte de la gestion des demandes d’admission. Les quotas de Certificat d’acceptation du Québec (CAQ) obligent les établissements à traiter un grand nombre de demandes pour un petit nombre de places, ce qui réduit leurs chances d’attirer les étudiants réellement motivés à s’établir en région.

Kyra Robertson mentionne que, bien que le nouveau Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ) peut représenter une alternative intéressante, il faut que la réalité des régions soit intégrée dans sa gestion. « Beaucoup d’étudiants qui veulent s’établir en région sont déçus par ces mesures, et il est urgent de prendre en compte leurs aspirations pour assurer un avenir durable à nos communautés », conclut-elle.

Écrit par: Danielle Adjagboni

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