play_arrow

keyboard_arrow_right

skip_previous play_arrow skip_next
00:00 00:00
chevron_left
volume_up
chevron_left
  • play_arrow

    Troc radio en direct

  • cover play_arrow

    TROC RADIO L’accent afro-canadien

À la Une

Au cœur du débat sur le portage d’enfant en Afrique : Entre racines culturelles et évolution des pratiques

today26/06/2024

Arrière-plan
share close

La pratique du portage d’enfant sur le dos, souvent associée à l’Afrique, suscite un intérêt croissant parmi les jeunes mères occidentales. Au-delà de son aspect physique, cette méthode de portage revêt des significations culturelles profondes dans de nombreuses régions du continent africain.

Dans une banlieue de Montréal, Jasmine Lemelin, une accompagnante à la naissance, adopte la technique du portage d’enfant « à l’africaine » qu’elle a apprise auprès d’amis d’origine africaine. Préférant le portage dorsal pour son confort et sa praticité, elle partage sa passion pour cette méthode sur les réseaux sociaux malgré les regards interrogateurs qu’elle suscite dans l’Occident où le portage frontal est plus répandu.

Au Sénégal, le portage est associé à une étoffe immaculée symbolisant la pureté, tandis que chez les Dogons du Mali, la couleur indigo évoque le liquide amniotique. Le socioanthropologue Aliou Ndiaye souligne que le portage sur le dos est une tradition culturelle dynamique, rythmée par des rituels et des chants spéciaux, offrant ainsi une protection mystique à l’enfant contre les attaques malveillantes.

Cependant, certains accusent Jasmine Lemelin d’appropriation culturelle, une critique rejetée par Khadim Ndiaye, chercheur en histoire, qui estime au contraire que la valorisation de cette pratique par des non-Africains contribue à sa préservation, menacée par la modernité dans les villes africaines.

Le débat autour du portage d’enfant « à l’africaine » souligne les enjeux de préservation culturelle et d’appropriation, mettant en lumière les multiples dimensions symboliques de cette pratique ancestrale. Entre tradition et modernité, il invite à une réflexion sur le respect des héritages culturels africains tout en favorisant l’ouverture à l’échange et à la diversité des pratiques parentales.

 

source: Radio Canada

 

Écrit par: Danielle Adjagboni

Commentaires d’articles (0)

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs marqués d'un * sont obligatoires


0%