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Aide financière et intégration : le destin des demandeurs d’asile en quête de reconnaissance et d’emploi au Québec

today14/11/2025

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Alors que l’aide sociale pour les demandeurs d’asile est remise en question par certains acteurs politiques, de nombreux réfugiés vivent une réalité essentielle. En effet, c’est souvent leur point de départ pour s’intégrer dans la société québécoise et contribuer à l’économie locale.
En moyenne, un demandeur d’asile bénéficie de l’aide sociale pendant moins de 18 mois, ce qui, selon des experts, démontre qu’il ne s’agit pas d’un coût excessif mais d’un tremplin vers l’emploi et la stabilité. Des chiffres officiels du ministère de l’Emploi confirment que leur durée d’aide est mille fois inférieure à celle des autres bénéficiaires, souvent peu ou pas rémunérés jusqu’à leur intégration.

Aide financière aux demandeurs d'asile : « un point de départ » pour  l'intégration | Radio-CanadaParmi eux, Martial Armand Mbeunga et Mathia Lando Gabriel, tous deux employés à la firme JPMA Global, sont un exemple de cette dynamique : en travaillant dans des secteurs en pénurie de main-d’œuvre, ils ont pu obtenir une première expérience québécoise, essentielle pour leur avenir professionnel. Leur empressement à s’insérer dans le marché du travail s’inscrit dans une démarche de réciprocité : ils contribuent par leurs impôts, tout en ayant besoin d’un accompagnement pour l’insertion.

De nombreux acteurs, comme l’organisme INICI, organisent aussi des salons de l’emploi pour renforcer cette démarche. Lors de la dernière édition, 80 % des 5 000 participants ont trouvé un emploi, grâce à une meilleure sensibilisation sur leur droit de travailler dans un délai raisonnable après leur arrivée.

Malgré les critiques, plusieurs experts, comme l’ancien ministre Rémy Trudel, rappellent que la présence des demandeurs d’asile n’est pas un coût, mais une ressource précieuse pour faire face aux pénuries structurales dans divers secteurs. La clé est d’accélérer leur intégration et de leur offrir des perspectives d’avenir, plutôt que de limiter leur soutien.

Ce parcours, difficile mais essentiel, montre que l’aide sociale ne doit pas être vue comme une dépense, mais comme une étape pour construire une société plus dynamique et inclusive.

Écrit par: Danielle Adjagboni

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