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À Ottawa, le seul centre francophone pour femmes vulnérables doit déménager dans l’urgence.

today09/12/2025

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Après plus de deux décennies d’engagement dans le centre-ville d’Ottawa, le Centre Espoir Sophie, seule halte francophone pour les femmes en situation de vulnérabilité, doit quitter ses locaux, une décision qui inquiète la communauté et met en évidence les défis croissants liés à l’accueil des populations précaires.

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En effet, le centre prévoit de déménager en janvier 2026 au 235, rue McDonald, dans le quartier Overbrook. Une transition inévitable, mais coûteuse, car le local actuel, mis en vente, doit céder la place à un espace plus petit en périphérie, dont le loyer est plus du double. « Nous n’avions pas d’autre choix parce qu’ils vont démolir la maison de la rue Murray », confie Magali Mahillet, directrice générale, ajoutant que cette difficulté à retrouver un espace abordable au centre-ville complique la mission du centre.

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Une levée de fonds a permis cette année de collecter 28 000 $, dépassant l’objectif de 25 000 $, mais cette somme demeure insuffisante face aux coûts imprévus et à la hausse continue des besoins. La Ville d’Ottawa, soutien historique du centre, a versé 300 000 $ cette année.

Ce public croissant, principalement constitué de nouveaux immigrants francophones âgés de 30 à 40 ans, est fortement en situation de précarité, souvent sans emploi. Le service d’accompagnement vers l’emploi, essentiel à leur autonomie, est actuellement suspendu faute de financement stable. Pourtant, 90 % des femmes que le centre accompagne sont des nouvelles arrivantes, pour qui ce soutien est vital afin de sortir de la dépendance aux banques alimentaires.

Tous les services du Centre Espoir Sophie, y compris les ateliers et documents, sont en français et assurés par du personnel francophone. La solidarité de la communauté reste intacte, mais la nécessité d’un soutien financier renforcé et de conditions d’accueil pérennes s’impose pour assurer la pérennité de cette structure essentielle dans le tissu social d’Ottawa.

Source: TFO-Ottawa

Écrit par: Danielle Adjagboni

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