play_arrow

keyboard_arrow_right

skip_previous play_arrow skip_next
00:00 00:00
chevron_left
volume_up
chevron_left
  • play_arrow

    Troc radio en direct

  • cover play_arrow

    TROC RADIO L’accent afro-canadien

À la Une

Un appel à l’action : les demandeurs d’asile africains à Toronto face au racisme et à l’instabilité

today16/07/2025

Arrière-plan
share close

Dans une ville réputée pour sa diversité et son inclusion, un nouveau rapport de United Way révèle une réalité troublante pour de nombreux demandeurs d’asile africains qui ont quitté leur pays en quête de sécurité. Selon cette étude, ces individus sont non seulement confrontés à des défis d’accès au logement et à l’emploi, mais aussi à un racisme systémique, accentuant leurs luttes d’intégration.


Le rapport décrit la situation précaire des demandeurs d’asile africains à Toronto, dont les besoins fondamentaux demeurent largement ignorés. Les salles de l’église Pilgrim Feast Tabernacles, qui avaient accueilli un flot de réfugiés en 2023, sont désormais vides. Cela illustre un retournement inquiétant depuis les temps où ces lieux servaient de refuge, avec l’aide de diverses organisations culturelles et religieuses qui ont fait front commun pour offrir une assistance. Nadine Miller, directrice de l’église, se remémore cette période : « Nous sommes devenus une maison. » Nous avons dû agir en tant que piliers de soutien jusqu’à l’intervention du gouvernement. »

Cependant, deux ans plus tard, la réalité d’un racisme anti-Noir persiste. Le rapport de Centraide du Grand Toronto met en lumière les défaillances du système, alors que les demandeurs d’asile, la plupart venant d’Afrique, sont souvent exclus du marché du travail en raison de leurs diplômes étrangers et de leur couleur de peau. Miller avertit : « Ils étaient bloqués à l’extérieur du système. » Cette exclusion se double de barrières linguistiques et d’un accès limité à un soutien juridique, aggravant ainsi la précarité de leur situation.

Jean de Dieu Basabose, chercheur principal du rapport et lui-même nouvel arrivant du Rwanda, souligne que le racisme constitue un défi supplémentaire à l’intégration des réfugiés. Il insiste : « Cette forme de discrimination est profondément ancrée et compromet l’ensemble de leur parcours d’intégration. »

En réponse à cette crise, le rapport propose 29 recommandations concrètes pour remédier à ces injustices, notamment la création d’un centre centralisé à Toronto pour fournir des informations fiables et des services adaptés aux besoins culturels des demandeurs d’asile africains. Des formations sur le racisme et une augmentation du financement pour les organisations communautaires sont également suggérées.

Bien que des initiatives commencent à émerger, comme le projet pilote du gouvernement fédéral pour soutenir les organisations noires, la directrice du Conseil ontarien des organismes au service des immigrants, Debbie Douglas, note que ces efforts doivent absolument inclure les services destinés aux demandeurs d’asile.

En parallèle, la ville de Toronto s’engage à mettre en place un système d’hébergement dédié aux réfugiés, avec des projets d’un refuge dirigé par des Noirs. Cependant, la municipalité avertit qu’elle ne peut relever ce défi seule et plaide pour un soutien financier durable provenant de tous les niveaux de gouvernement.

Cette situation met en exergue un besoin urgent d’action collective pour garantir que ceux qui cherchent refuge en terre promise soient accueillis avec dignité et respect. Les demandeurs d’asile africains méritent une chance équitable pour bâtir une nouvelle vie à Toronto, loin de l’ombre du racisme et de l’insécurité. Il est crucial que la société s’engage à aborder ces problématiques avant qu’il ne soit trop tard.

Source : CBC

Écrit par: Danielle Adjagboni

Commentaires d’articles (0)

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs marqués d'un * sont obligatoires


0%