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Citoyen canadien : entre immigration et engagement social

today03/06/2025

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Chaque année, le Canada accueille des centaines de milliers de nouveaux citoyens, qui rejoignent une grande famille multiculturelle. En mars 2023, 87 951 personnes, dont 10 102 francophones, ont prêté serment, symbolisant l’aboutissement d’un parcours souvent semé d’embûches. À l’occasion de la Semaine de la citoyenneté (du 26 mai au 1er juin).
Avec environ 300 000 personnes obtenant la citoyenneté canadienne chaque année, le Canada se positionne comme un phare d’espoir pour des milliers d’individus. En 2024, Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) a enregistré précisément 375 321 nouvelles citoyennetés, provenant de plus de 220 pays. Selon la juge Marie Senécal-Tremblay, présidant une cérémonie à Ottawa, « la citoyenneté est bien plus qu’un statut administratif. » « C’est un moment privilégié pour réfléchir aux droits et responsabilités qui incombent aux nouveaux citoyens. »

Je suis ici pour rester » : paroles de nouveaux citoyens - ONFRÉric Mugisha, originaire du Burundi, témoigne de ce parcours difficile. Lors d’une récente cérémonie, il a assisté au serment de 91 nouveaux citoyens issus de 34 pays, dont sa mère, qui a également suivi un chemin similaire depuis son statut de réfugiée. Éric, arrivé au Canada en 2017, se souvient des quatre années de démarches administratives. « C’est un soulagement, une vraie joie », confie-t-il, ajoutant qu’aujourd’hui, il travaille dans un service fédéral chargé des passeports et contribue à la société canadienne.

Pour Éric, la citoyenneté n’est pas seulement un droit, mais un engagement à aider sa communauté. « Si on a trouvé le Canada beau, il faut y ajouter quelque chose », déclare-t-il, déterminé à s’impliquer pleinement dans son nouveau pays.

Zakaria Chadi, 20 ans, est un autre exemple. Arrivé du Maroc en 2019 pour poursuivre ses études, il se réjouit de devenir citoyen canadien. « Obtenir la citoyenneté est un grand pas dans mon rêve canadien », déclare-t-il, bien qu’il ait dû faire face à la solitude. Actuellement étudiant à l’Université d’Ottawa en génie biomédical, Zakaria souhaite contribuer à améliorer la société canadienne.

Cependant, la question de l’émigration des nouveaux citoyens fait débat. Une étude de Statistique Canada révèle que, parmi ceux devenus citoyens entre 2008 et 2012, 93 % des immigrants âgés de 25 à 54 ans étaient toujours présents au Canada dix ans après l’obtention de leur citoyenneté. Les francophones, en particulier, affichent un taux d’activité plus élevé que leurs homologues anglophones.

La juge Senécal-Tremblay souligne l’importance de comprendre que le choix de la citoyenneté est personnel et qu’il peut évoluer. « Ce n’est pas à nous d’imposer la citoyenneté », déclare-t-elle. « Cela demande de la rigueur, car nous parlons d’un statut permanent, et nous espérons que les gens choisissent de contribuer au Canada. »

Si certains nouveaux Canadiens peuvent envisager de quitter le pays, il est essentiel de reconnaître le cheminement qui les a menés à ce moment de leur vie. La citoyenneté canadienne est une promesse d’engagement envers un avenir commun, et pour beaucoup, elle représente l’aboutissement d’un rêve nourri de défis et d’aspirations.

La quête d’identité et d’appartenance continue d’unir ceux qui, malgré les obstacles, choisissent de faire du Canada leur nouveau foyer.

Écrit par: Danielle Adjagboni

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