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L’Outaouais face à une hausse de demandeurs d’asile en situation d’urgence

today21/05/2025

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Les demandeurs d’asile affluent de plus en plus vers l’Outaouais, recourant à des services d’hébergement d’urgence face à la difficulté croissante de trouver un logement stable. Parmi eux, Zambo Ondoa Jeffrey Jordan, un homme de 31 ans arrivé du Gabon, incarne ces nouveaux visages de l’itinérance.


Arrivé en quête d’une vie meilleure, Zambo a vu ses espoirs compromis en 2021 lorsqu’il a perdu son emploi en raison de complications liées à son statut migratoire. Depuis, il a connu une spirale descendante, dormant dans la rue ou dans des centres d’hébergement d’urgence, comme Le Gîte Ami à Gatineau. Son parcours témoigne des défis rencontrés par de nombreux demandeurs d’asile qui ignorent souvent l’existence de ces solutions temporaires, faute d’informations. « Je ne savais même pas qu’il y avait des centres d’hébergement à Gatineau, je pensais dormir sous un pont », confie-t-il lors d’un entretien avec Radio-Canada.

Aujourd’hui hébergé depuis six mois dans un centre d’accueil, Zambo tente de se reconstruire. Il a récemment retrouvé un emploi et cherche activement un logement. « C’est possible de s’en sortir. « Il faut continuer d’avancer, garder espoir… et demander les bonnes informations », affirme-t-il.

Le visage de l’itinérance évolue, selon François Lescalier, directeur général du Gîte Ami. « On voit de plus en plus de nouveaux arrivants dans nos services. Esquissant une tendance, il précise que 10 % à 20 % des lits sont désormais occupés par des demandeurs d’asile. » La crise du logement, accentuée par l’afflux récent, complique encore davantage la situation, avec notamment des étudiants étrangers dépensant rapidement leurs économies ou des familles sans domicile fixe.

L’organisme souligne que si un refuge n’est pas destiné à devenir un endroit permanent, il est néanmoins impossible de leur refuser l’accès lorsqu’ils n’ont nulle part où aller. « On doit les accueillir, car ce sont des personnes sans logement », rappelle François Lescalier.

Oumar Dia, intervenant au centre, observe lui aussi une hausse des demandes et relève deux causes principales : la saturation des services d’accueil et la lenteur des démarches administratives. « Beaucoup arrivent sans connaissance des processus, ils ne savent pas par où commencer. » « Nous sommes leur pont vers les centres d’immigration », explique-t-il.

Le CISSS de l’Outaouais assure quant à lui qu’il fournit un accompagnement aux nouveaux arrivants dans leurs démarches, soulignant leur volonté d’offrir un soutien adapté.

Malgré ces difficultés, Zambo demeure optimiste : « Il faut continuer d’espérer, de croire qu’on peut s’en sortir », conclut-il, témoignant de la résilience de ceux qui, face à l’adversité, tentent de bâtir une nouvelle vie dans l’Outaouais.

Source: Radio- Canada

Écrit par: Danielle Adjagboni

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