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Investir à l’étranger : les entrepreneurs du Nouveau-Brunswick en quête de nouveaux marchés

today21/05/2025

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En pleine crise commerciale avec les États-Unis, le Nouveau-Brunswick cherche à diversifier ses partenaires commerciaux et à renforcer sa place sur la scène économique mondiale. Lors d’une conférence sur la croissance au Canada atlantique, samedi dernier à Dieppe, des acteurs locaux ont plaidé pour une ouverture accrue vers l’international, notamment en encourageant les collaborations avec des marchés émergents comme le Ghana.

Our Leadership – ADR-SRILe président de l’Alternative Dispute Resolution Security & Research Institute, Maxwell Acheampong, a lancé un appel à l’action aux entrepreneurs du Nouveau-Brunswick : « Venez au Ghana. » Selon lui, le pays offre plusieurs avantages stratégiques, tels que des incitations fiscales, la possibilité de communiquer en français, ainsi qu’une main-d’œuvre qualifiée prête à accueillir des investissements étrangers. Acheampong voit dans cette ouverture une occasion pour le Nouveau-Brunswick de dynamiser son économie tout en permettant aux jeunes talents ghanéens de rester dans leur pays, freinant ainsi la migration irrégulière.

Cependant, cette vision contraste avec celle d’autres entrepreneurs africains installés depuis plusieurs années dans la province. Ces derniers ont exprimé leur volonté d’accroître l’immigration dans la région. Moussa Sinon, entrepreneur, affirme : « Plus de population, c’est plus de dynamisme, il y a plus de jeunes, et cela stimule l’économie. » Il ajoute que cette croissance démographique pourrait renforcer la capacité de la province à se défendre économiquement et à protéger ses valeurs.

Ainsi, une population plus nombreuse représente aussi un bassin accru de consommateurs. Hadrien Gayap, ingénieur en informatique spécialisé en intelligence artificielle, souligne que cette diversité peut stimuler l’innovation : « Plus de compétition mène à plus d’idées nouvelles. Si on n’a pas cette concurrence, chacun peut se contenter de ses résultats actuels. »

There is life away from the office and social media.... I challenged… | Dieu Hack-Polay | 23 commentsCe débat soulève alors la question : faut-il privilégier l’ouverture aux marchés externes ou concentrer ses efforts sur la croissance interne ? Selon le professeur Dieu Hack-Polay, organisateur de la conférence, ces deux axes ne sont pas mutuellement exclusifs. Au contraire, l’apport d’immigrants qualifiés peut ouvrir des portes vers de nouveaux marchés. Lors de la session, il a profité de l’occasion pour signer un protocole d’entente avec un institut ghanéen afin de renforcer la coopération et favoriser les échanges entre les deux régions.
Ce rassemblement illustre la volonté du Nouveau-Brunswick de sortir de sa zone de confort et d’adopter une stratégie de développement plus globale, mêlant investissement international et dynamisme démographique.

Écrit par: Danielle Adjagboni

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