Valérie Ékoumé , la lionne du Festival Nuits d'Afrique 2019


10 juillet 2019

Festival Nuit D'AFRIQUE 

Bien que la musique Africaine est une fois de plus gagnante par la promotion et la vulgarisation toujours croissante que lui fait le mythique festival Nuits d'Afrique, l'Afrique centrale semble en reste de la programmation du festival 2019.  En effet ce regard quantitatif n'a plus de valeur une fois que la qualité s'impose. 

Lisez plutôt la biographie de cette lionne  invitée du festival 2019 , qui se produira le 16 juillet 2019 au Club Balatou. 
 
Biographie Valérie Ékoumè:

Faya, c’est le surnom que sa famille donnait à la petite Valérie Ékoumè. C’est aussi le premier titre de son deuxième album, qui fait vibrer les couleurs chatoyantes du Cameroun de son enfance, et fait danser sur des rythmes de rumba, makossa, bikutsi, esséwé…

Avec une tante choriste pour Salif Keita, un oncle chef d’orchestre et un autre bassiste, Valérie Ékoumè est tombée dans la musique quand elle était petite, alors chanter était en quelque sorte une évidence.

Son enfance partagée entre la France et le Cameroun lui a permis de puiser à différentes sources musicales, avec une variété de langues et d’ambiances qui l’ont profondément marquée. Ado, elle imitait Miriam Makeba et Whitney Houston, casque vissé sur les oreilles. Dans ses racines, donc, le makossa se mélange à la pop américaine.

Choriste pendant de nombreuses années pour son compatriote camerounais, le saxophoniste Manu Dibango, elle va aussi chercher une formation plus formelle dans un école de jazz à Paris, pour être encore plus au diapason de ses musiciens.

Écumant les scènes pendant une bonne quinzaine d’années en tant que choriste avec une variété d’artistes afro comme Coco Mbassi, Youssou Ndour, MC Solaar, Maceo Parker, Kofi Olomide ou Passi, elle se constitue peu à peu une équipe pour lancer sa carrière solo.

En 2015, elle sort son premier album “Djaale” (Allons-y! en douala, langue de la région côtière du Cameroun), fruit d’une collaboration avec le batteur-percussionniste Guy Nwogang, avec la participation de musiciens de renom tels que le pianiste martiniquais Mario Canonge et Nate Watts, le bassiste de Stevie Wonder.

Toujours sur le thème du partage et de l’amour, Valérie Ékoumè enchaîne rapidement avec un deuxième opus, “Kwin na Kinguè”, contraction de “Queen (reine)” et de “King (roi).”
La chanson éponyme de l’album décrit les sentiments de regret et de frustration à la fois. Empreint d’une grande humanité, le disque afropop parle notamment, en lingala et en douala, d’histoires d’amour, d’immigration et d’inclusion.