L'Afrique fait-elle face au COVID-19 à mains nues?


21 avril 2020

La pandémie venue de Wuhan en Chine continue de faire des ravages dans le monde. Si l'Asie semble avoir tourné la page avec une célérité curieuse, il n'en est rien du côté de l'occident où la lumière au bout du tunnel ne se pointe pas toujours. 

Le plus vieux continent au monde, l'Afrique,  connait une invasion de la pandémie moins fulgurante que les prédictions. Certainement la moyenne d'âge sur le continent contraste avec celle des pays occidentaux où les ainées mordent la poussière face au Covid-19.

L'Afrique pourra t'elle faire face à une croissance du nombre de malade? De toute évidence les limites infrastructurelles de la plupart des pays africains ne donnent pas de grandes chances aux malades avancés. Cette fois, l'Afrique ne semble pas attendre la solution d'ailleurs. Elle lutte, contre la pandémie en faisant appel cette fois pas seulement aux ancêtres mais aussi et surtout  à ses moyens organiques. Pas de déconfinent total,  des mesures barrières appliquées avec mitigation selon la classe sociale, et un protocole de guérison qui tangue entre pharmacie et pharmacopé. 
Les expériences récentes semblent démontrer que les africains comptent sur des protocoles de médécine traditionnelle qui prônent la prévention par la consommation de boissons chaudes à base de gingèvre et autres ingrédients tropicaux. 

Les moyens de lutte contre le COVID-19 des africains sont invisibles dans les visières occidentales. Ils semblent laisser croire que l'Afrique serait inconsciente et négligeante. Non! l'Afrique ne lutte pas à mains nues, elle maximise actuellement ses forces en s'appuyant sur ses actifs aux allures dérisoires.  En effet cette population Africaine réduite à s'attaquer au COVID-19 avec du thé au citron  est une victime claire et nette du déséquilibre de la coopération internationale.  

Dans des grandes capitales économiques aux millions d'habitants de certains de ces pays africains les hopitaux de réference  jonglent avec 4 à 5 respirateurs aux soins intensifs pour des centaines de malade dans le besoin urgent. L'éternel précarité de ces pays africains à cette fois-ci découvert avec bonheur le sursaut d'orgueil de leurs dirigeants qui ont un temps oublié leur rôle de préfet de colonnie et tous versé dans la recherche des solutions. 

Espérons que dans la préparation de la future pandémie, les colons intégreront dès maintenant la formule du bien le plus large qui protège mieux contre le malin. 

C3N